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Deux morts dans un attentat à la bombe dans le sud des Philippines

Deux morts dans un attentat à la bombe dans le sud des Philippines
Des enquêteurs inspectent les débris projetés par un attentat à la bombe à Cotabato, dans le sud des Philippines le 31 décembre 2018-

Deux personnes ont été tuées et environ 35 blessées lundi dans l'explosion d'une bombe à l'extérieur d'un centre commercial à Cotabato, dans le sud des Philippines touché par une rébellion islamiste, a annoncé la police.

A la suite de cette explosion, les enquêteurs ont fouillé le centre commercial et découvert un second colis suspect qu'ils ont neutralisé, a affirmé le porte-parole de la police, l'inspecteur en chef Rowell Zafra.

Une vendeuse de rue et un homme ont été tués. La plupart des blessés, dont trois sont dans un état critique, sont des clients venus faire des achats pour le réveillon de nouvel an.

De nombreux accessoires de fête, comme des trompettes en carton et en plastique, ont été éparpillés dans la rue par le souffle de l'explosion. Les vitres des bâtiments alentours ont explosé.

Les enquêteurs n'étaient pas en mesure de préciser dans l'immédiat le type de bombe utilisé ou d'identifier de suspect. Mais le commandant de l'armée dans la zone, le général Cirilito Sobejana, a affirmé à la chaîne ABS-CBN qu'un homme a été aperçu portant une boîte qu'il a déposée devant le centre commercial et qui a explosé quelques secondes plus tard.

Selon lui, la bombe porte la signature d'un "groupe de Daech", faisant référence à des extrémistes musulmans locaux qui ont fait allégeance au groupe jihadmiste Etat islamique.

Le Congrès philippin a prolongé début décembre la loi martiale décrétée en mai 2017 à Mindanao, une île de 20 millions d'habitants où se trouve Cotabato, en raison d'un soulèvement de jihadistes se réclamant de l'EI dans la ville de Marawi. Les combats pour venir à bout des jihadistes avaient fait 1.200 morts.

En août et en septembre, des bombes avaient explosé dans la ville d'Isulan, à 77 kilomètres au sud de Cotabato, faisant au moins trois morts. Les autorités soupçonnent les Bangsamoro Islamic Freedom Fighters (Biff), liés à l'EI, d'en être à l'origine.

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