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Docteur Mukwege, l'homme qui répare les femmes: "Nous sommes en train de soigner la 2e génération, donc des filles issues de viols"

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Il y a quelques mois, le gynécologue congolais Denis Mukwege, qui a acquis une renommée internationale pour son combat en faveur des femmes violées dans l'est de la RD Congo, s'inquiétait d'une contamination de la vie civile par les violences sexuelles, qualifiant celles-ci de "cancer" pour le pays en dépit de la baisse des conflits armés qu'on y observe. Celui qu'on surnomme l'homme qui répare les femmes (titre d'un film qui lui est consacré), était l’invité de la rédaction de Bel RTL ce jeudi matin. Le lauréat du premier prix pour la Démocratie et les Droits de l’Homme du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a répondu aux questions de Martin Buxant. Voici la retranscription d'un extrait. D'autres extraits et l'intégralité de l'entretien sont à voir en vidéo.


Martin Buxant: Pourquoi cette Mukwege-mania ?

Denis Mukwege: Nous avions été amenés à prendre en charge les victimes de violences sexuelles à l’est de la République démocratique du Congo et je peux vous dire que c’est une situation qui est très très embarrassante pour nous, très difficile psychologiquement à pouvoir supporter. Et aujourd’hui nous sommes en train de soigner la deuxième génération de femmes, donc des filles qui sont issues de viols et nous avons besoin que cette situation anormale puisse être connue.


M.B. : C’est quoi votre travail au quotidien ?

D.M. : Au quotidien, l’hôpital de Panzi prend en charge les victimes de violences sexuelles et nous avons mis en place un traitement holistique et cela consiste en un traitement médical et chirurgical, une prise en charge psychologique, une assistance légale lorsque les femmes en expriment le besoin et une assistance socio-économique.


M.B. : Est-ce que la situation dans l’est de la RDC s’est améliorée ?

D.M. : A l’est du Congo, la situation évolue en dent de scie. Chaque fois qu’il y a un nouveau conflit, le nombre de victimes sexuelles augmente.

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