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Dopage: la Russie pessimiste sur une levée de sa suspension de son agence antidopage

Dopage: la Russie pessimiste sur une levée de sa suspension de son agence antidopage
Le patron de l'agence russe, antidopage (RUSADA), Iouri Ganous, s'exprimant devant la presse à Moscou, le 16 novembre 2017.Alexander NEMENOV

Les chances d'une levée de la suspension de l'Agence russe antidopage (Rusada) par l'Agence mondiale antidopage (AMA) sont très minces, a estimé mardi le patron de l'agence russe, Iouri Ganous.

"Je ne suis malheureusement pas optimiste (...) Concernant la décision de l'AMA, mon pronostic est négatif", a déclaré Iouri Ganous au cours d'une conférence de presse, ajoutant que la Russie se présentera à la prochaine réunion de l'AMA sur le sujet "avec des moins".

Le Comité exécutif de l'Agence mondiale antidopage, qui doit discuter du maintien ou non de la suspension de l'agence russe, se réunira le 20 septembre prochain aux Seychelles.

"L'AMA subit une grosse pression, y compris politique", a ajouté Iouri Ganous, assurant toutefois que l'organisation "essaie de s'en distancer".

Le Comité exécutif de l'AMA, lors de sa dernière réunion en mai à Montréal, avait justifié le maintien de sa suspension par deux points: l'absence de reconnaissance par les autorités russes des conclusions du rapport McLaren, qui a établi en 2016 l'existence d'un système de dopage d'Etat entre 2011 et 2015, et le refus de l'accès au laboratoire de Moscou et aux échantillons prélevés entre 2011 et 2015.

L'agence russe a été suspendue le 18 novembre 2015, au début du scandale qui a débouché sur la révélation d'un système institutionnel de dopage entre 2011 et 2015, touchant tous les sports et des centaines d'athlètes.

Depuis, l'AMA a imposé une longue liste de critères de bonne gouvernance pour que la Rusada réintègre le rang des agences "conformes" au code mondial antidopage. L'agence russe a été autorisée à reprendre ses contrôles en 2017, mais sous tutelle internationale.

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