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Dopage: le Tribunal arbitral du sport rejette l'appel de trois sportives russes

Dopage: le Tribunal arbitral du sport rejette l'appel de trois sportives russes
La Russe Tatyana Lebedeva après sa médaille d'argent au saut en longueur lors des Mondiaux d'athlétisme à Berlin, le 23 août 2009ADRIAN DENNIS

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté jeudi l'appel des Russes Tatyana Lebedeva, Maria Abakumova et Ekaterina Gnidenko, disqualifiées des éditions 2008 ou 2012 des Jeux olympiques par le CIO pour dopage.

"Les sportives russes n'ont pas pu prouver que les tests effectués en laboratoire, qui se sont traduits par un contrôle positif à l'encontre de chacune d'entre elles, n'avaient pas été menés en conformité avec les techniques scientifiques en vigueur", a indiqué le TAS.

De nouvelles analyses effectuées après les JO avaient révélé un contrôle positif au turinabol (un stéroïde anabolisant).

Maria Abakumova, médaillée d'argent au javelot aux JO de Pékin (2008), et Tatyana Lebedeva, médaillée d'argent du saut en longueur et du triple saut à ces mêmes Jeux, ne récupéreront donc pas leurs médailles olympiques. Ekaterina Gnidenko concourait elle en cyclisme sur piste aux JO de Londres.

Lebedeva, qui a pris sa retraite en 2013, a dominé le saut en longueur et le triple saut pendant une dizaine d'années. Elle avait notamment remporté trois médailles olympiques, dont une en or, aux JO de Sydney (2000) et d'Athènes (2004), ainsi que trois titres de championne du monde entre 2001 et 2007.

Accusée par le rapport McLaren de l'Agence mondiale antidopage (AMA) d'avoir pratiqué "un système de dopage d'Etat" entre 2011 et 2015, la Russie a notamment été exclue des JO d'hiver de Pyeongchang (2018), même si une dizaine de sportifs du pays considérés comme "propres" ont pu y participer sous drapeau neutre.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a suspendu la fédération russe de toute compétition depuis décembre 2015, mais des athlètes du pays ayant pu prouver leur non-participation au "système de dopage d'Etat" ont pu prendre part à certaines compétitions, dont les Mondiaux de Londres (2017), sous bannière neutre.

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