Droit des femmes: 450 millions d'euros récoltés en un an de campagne "She Decides"

Droit des femmes: 450 millions d'euros récoltés en un an de campagne

(Belga) La campagne mondiale "She decides" (C'est elle qui décide) pour les droits et la santé sexuels et reproductifs des filles et des femmes affiche après un an 450 millions d'euros de moyens supplémentaires, s'est réjoui dimanche le ministre fédéral de la Coopération au développement, Alexander De Croo, tout en prévenant que "le combat n'est pas terminé".

"Trop de filles et de femmes n'ont pas encore la liberté de décider elles-mêmes avec qui, quand et combien d'enfants elles souhaitent avoir", a souligné M. De Croo à propos de cette initiative des Pays-Bas. L'opération a été lancée il y a un an en réponse à la décision du président américain Donald Trump de suspendre toutes les aides financières aux organisations étrangères qui militent dans le Sud pour un avortement sûr, les moyens de contraception et le planning familial. Début mars 2017, la Belgique organisait à Bruxelles une conférence internationale où plus de 50 pays et organisations ont exprimé leur soutien et promis 181 millions d'euros de fonds supplémentaires. Après presque un an, le compteur affiche plus du double de ce montant, selon un communiqué des Affaires étrangères. "'She Decides' a débloqué beaucoup de choses. L'impact négatif de la décision américaine est en grande partie absorbé, mais la lutte est loin d'être terminée, nous devons continuer à veiller à ce que les filles et les femmes puissent elles-mêmes faire les choix importants pour leur santé et leur avenir", commente le ministre De Croo. Le 2 mars prochain, un an jour pour jour après la conférence internationale de Bruxelles, les ambassadeurs de She Decides se mobiliseront à nouveau. La Belgique le fera au Sénégal, pays partenaire de la Coopération belge au Développement. "La mortalité maternelle et infantile au Sénégal a baissé ces dernières années mais demeure élevée en raison d'avortements peu sûrs et de complications à l'accouchement. Il faut aussi intensifier la lutte contre les mutilations génitales féminines et les violences liées au genre", souligne Alexander De Croo. (Belga)

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