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Elections au Bangladesh - Accusée de truquer les élections, la Première ministre a la "conscience tranquille"

Elections au Bangladesh - Accusée de truquer les élections, la Première ministre a la

(Belga) La Première ministre du Bangladesh Sheikh Hasina a dit lundi avoir la "conscience tranquille" après la victoire écrasante remportée la veille par son parti aux législatives, dénoncées comme une "farce" par l'opposition qui réclame un nouveau scrutin.

Le parti au pouvoir de Sheikh Hasina, la Ligue Awami, a remporté une victoire écrasante avec 288 des 300 sièges du Parlement monocaméral. L'opposition du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) dénonce l'intimidation de ses partisans, des bourrages d'urnes massifs et l'emprisonnement de 15.000 militants depuis le 8 novembre. Des violences en marge du scrutin ont fait 21 morts, selon la police. Sheikh Hasina, 71 ans, décroche son troisième mandat consécutif de cinq ans depuis 2008, et le quatrième depuis celui de 1996-2001, un record national. Elle a balayé les critiques de l'opposition. "L'élection a été totalement libre et indépendante. Il n'y a aucun doute là-dessus", a-t-elle affirmé à des journalistes. "Je n'ai rien à cacher. Tout ce que je fais, je le fais pour mon pays, j'ai la conscience tranquille", a-t-elle ajouté. Si les électeurs l'ont soutenue, c'est en raison de la croissance économique (plus de 6% en rythme annuel) que connaît le pays depuis qu'elle le dirige, explique la Première ministre qui soutient qu'elle ne désirait pas particulièrement "rester au pouvoir". La principale formation d'opposition, le BNP, affirme de son côté avoir été la cible d'intimidations depuis de nombreux mois et a appelé à de nouvelles élections. Une requête balayée par le président de la Commission électorale, K.M. Nurul Huda, pour qui les élections se sont déroulées "avec succès". Mais selon le porte-parole du BNP, Syed Moazzem Hossain Alal, des "irrégularités" ont été recensées pour 221 des 300 sièges en jeu. Selon l'opposition, les troubles dans le pays dans les semaines précédant le scrutin visaient à dissuader les électeurs d'aller voter. La Commission électorale évoque pour sa part une participation de 80% des 104 millions d'électeurs. (Belga)

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