Elections en RDC - Le comptage manuel des voix se poursuit

Elections en RDC - Le comptage manuel des voix se poursuit

(Belga) Le comptage manuel des voix se poursuivait lundi matin dans des bureaux de vote en République démocratique du Congo, qui attend les résultats de l'élection présidentielle avec des risques de contestation dans la course à la succession du président Joseph Kabila.

Le dépouillement et l'affichage des premiers résultats étaient en cours dans des centres à Goma, Kisangani et Kinshasa, ont constaté des équipes de l'AFP. A Goma, bastion anti-pouvoir, le candidat d'opposition Martin Fayulu obtenait 65% des voix dans l'un des cinq bureaux de vote du centre de l'école Zanner, loin devant l'autre opposant Félix Tshisekedi et le candidat du pouvoir Emmanuel Ramazani Shadary (15% chacun). La participation était de 50%. A Kisangani, le dépouillement a duré toute la nuit, avec des observateurs dormant à même le sol d'un bureau de vote du centre la Sagesse. A Kinshasa, les habitants arrivaient dans le calme pour consulter les résultats des bureaux de vote du centre Saint-Georges dans la commune de Kitambo. Deux bureaux ont enregistré moins de 50% de participation sur 676 inscrits, avec Martin Fayulu également largement en tête. Des observateurs mandatés par les candidats ont été expulsés des bureaux de vote, a déclaré à l'AFP l'ONG Symocel, une des deux missions congolaises d'observation électorale avec la Conférence des évêques (Cenco). "Nous avons même eu des cas où nos observateurs ont été molestés et violentés, et déshabillées pour les femmes, à Mbuji Mayi (Kasai, centre)", a-t-il détaillé. Des actes de violences ont été rapportés à Mbuji Mayi où le parti d'opposition UDPS accuse le gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji d'avoir intimidé les agents électoraux et les observateurs. "Cette nuit, il vient de faire ériger des barrières sur les principales artères de la ville afin de subtiliser les urnes. Je l'ai appelé et je l'ai prévenu que nous n'accepterons pas les résultats qu'il essaie de se faire fabriquer", a accusé le porte-parole de l'UDPS Denis Kalombo. Un porte-parole du gouverneur, Vincent Ngoyi, a accusé lui "les militants de l'UDPS" d'avoir voulu dérober des machines à voter. La société civile locale fait état de la montée de la tension à Mbuji Mayi lundi. (Belga)

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