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Elisabeth Revol, a échappé in extremis à la mort lors de l'ascension de l'Himalaya

Elisabeth Revol, a échappé in extremis à la mort lors de l'ascension de l'Himalaya

Sa mésaventure sur la "montagne tueuse" n'a pas altéré sa passion. L'alpiniste Elisabeth Revol, de retour en France témoigne, après avoir échappé in extremis à la mort lors de l'ascension de l'Himalaya. Son compagnon de cordée n'a pas eu cette chance. Elle souffre de gelures aux mains et au pied. Olivier Pierre.

Elisabeth est émue lorsqu’elle aperçoit ses sauveteurs dimanche dernier à 6.000 mètres d’altitude. Aujourd'hui, à l’hôpital français Sallanches spécialisé dans le traitement des maux de montagne, l’alpiniste de 37 ans est soignée pour des gelures aux mains et au pied gauche après deux nuits dehors sans tente ni nourriture. Elle raconte ses hallucinations.

"J'imaginais qu'il y avait des personnes qui m'amenaient du thé chaud. Et une dame me demandait d'avoir en échange de cette tasse ma chaussure. C'est pour cela que je l'ai enlevée et que mon pied a gelé", raconte Elisabeth dans le RTLinfo13H.

Elisabeth Revol et son ami polonais Tomasz Mackiewicz ont atteint le sommet du Nanga Parbat à un peu plus de 8000 m, une montagne himalayenne du Pakistan. A peine au sommet, Tomasz est victime d’inflammation de l’œil, de gelures graves et de signes d’oedème pulmonaire. L’appel au secours est lancé. Il est demandé à la jeune femme encore valide de redescendre. Un autre groupe de grimpeurs polonais vient à sa rencontre suivi d’un hélicoptère. Mais la météo empêche l’hélicoptère de monter plus haut pour aller chercher son compagnon. L’alpiniste de 43 ans n’a pu être sauvé.

La soeur de Tomasz évoque cette épisode qui lui a enlevé son frère: "Ces sauveteurs sont des héros. Ce qu’ils ont fait est inimaginable. Bien sûr mon cœur est brisé mais on ne peut les juger. Ils ont risqué leur vie pour sauver Elisabeth et Tomasz. C’est la haute montagne. Ce n’est pas traverser la rue".

Sa compagne de route évoque également  sa personnalité: "C'était un pur passionné , qui avait un gros mental. C'est pour cela que je suis partie avec lui", complète Elisabeth

C’était la 7e tentative du polonais, la 4e pour la Française de gravir ce sommet en hiver, sans oxygène, sans sherpa. Un exploit démesuré et extrêmement risqué pour ces 2 alpinistes qui en avaient pleinement conscience.

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