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En 2,5 ans, 44 mineurs vietnamiens ont disparu de Belgique

En 2,5 ans, 44 mineurs vietnamiens ont disparu de Belgique

(Belga) En 2,5 ans, 44 mineurs d'origine vietnamienne ont disparu des centres d'accueil en Belgique, a confirmé Fedasil au Knack, au Standaard et à VRT NWS.

A leur arrivée en Belgique, les mineurs venus seuls sur le territoire sont accueillis dans un centre d'observation et d'orientation, le temps de vérifier s'ils sont effectivement mineurs et de les orienter vers la structure la plus adaptée à leurs besoins. D'après l'agence fédérale Fedasil, en 2017, 12 garçons vietnamiens ont disparu d'un centre d'observation et d'orientation. En 2018, 14 disparitions ont été comptabilisées et cette année, on en est déjà à 19. Mis à part un jeune qui a reçu des soins en tant que possible victime d'un trafic d'êtres humains, aucun d'entre eux n'a été retrouvé. "Les jeunes déclarent qu'ils sont mineurs. Mais comme ils disparaissent très rapidement, aucun enregistrement n'a lieu et l'âge ne peut pas non plus être constaté", explique la porte-parole de Fedasil, Mieke Candaele. "Les chiffres en hausse sont peut-être la conséquence du fait que la police mène de plus en plus d'actions lors desquelles elle intercepte les transmigrants. La grande majorité de ces jeunes ne demandent pas l'asile. Les deux seuls qui l'ont fait ont par la suite quand même disparu. La plupart disparaissent même dans les 24 heures qui suivent leur arrivée dans notre réseau d'accueil." D'après l'enquête des médias flamands Knack, De Standaard et VRT NWS, de nombreux jeunes vietnamiens quittent leur pays d'origine avec un visa de touriste pour la Russie. Là, ils voyagent illégalement à travers l'Europe, généralement dans le but d'atteindre le Royaume-Uni. Pour pouvoir payer à leurs passeurs des montants qui atteignent parfois 40.000 euros, ils travaillent souvent dans des salons de manucure ou des plantations de cannabis. Un rapport d'Europol montre qu'ils sont également victimes de réseaux criminels qui les exploitent comme domestiques, mendiants ou prostitués. Ces huit derniers mois, l'Office national de sécurité sociale et la police ont contrôlé 34 salons de manucure, principalement à Bruxelles, Vilvorde et Ostende. Pas moins de 25 PV ont été dressés pour non-déclaration d'employés et 15 pour emploi illégal de travailleurs étrangers, principalement vietnamiens. (Belga)

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