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La vie reprend son cours à Istanbul malgré les 41 morts et 239 blessés: "Les employés travaillent comme si de rien n'était"

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Istanbul

Au moins 41 personnes ont été tuées et 239 autres blessées mardi soir dans un triple attentat suicide qui a frappé l'aéroport international Atatürk d'Istanbul, le plus meurtrier dans la métropole turque déjà visée trois fois cette année. D'après les informations du ministère belge des Affaires étrangères, il n'y aurait pas de victime belge. Un vol de Turkish Airlines reliant Bruxelles et Istanbul, initialement prévu à 13h35 mercredi au départ de l'aéroport de Zaventem, a été annulé.

Selon un dernier bilan officiel, 41 personnes ont perdu la vie et 239 autres ont été blessées dans le triple attentat-suicide qui a frappé l'aéroport d'Istanbul ce mardi soir. Selon le Premier ministre Binali Yildirim, "les indices pointent Daech". La Turquie a décrété mercredi jour de deuil national après l'attentat. Les drapeaux seront mis en berne pour la journée, a-t-on indiqué de source officielle. En octobre dernier une mesure similaire avait été adoptée après un double attentat-suicide qui avait coûté la vie à 103 personnes dans le centre d'Ankara.

Selon les autorités, des explosions ont d'abord eu lieu à l'entrée du terminal des vols internationaux vers 22H00 (21H00 heure belge). Trois assaillants ont mitraillé des passagers ainsi que des policiers en faction, une fusillade a éclaté puis les kamikazes se sont fait sauter, un scénario rappelant les attentats djihadistes ayant ensanglanté Paris en novembre dernier (130 morts) ou encore l'attaque à l'aéroport de Bruxelles.

"Cette attaque, qui s'est déroulée pendant le mois du ramadan, montre que le terrorisme frappe sans considération de foi ni de valeurs", a dit le chef de l'Etat, Recep Tayyip Erdogan.


La situation sur place à l'aéroport d'Istanbul: des impacts de balles et des employés qui reprennent déjà le travail
 
En direct dans le RTL INFO 13H, notre envoyé spécial Arnaud Gabriel fait le point sur la situation à l'aéroport d'Istanbul. "Les véhicules entrent et sortent, cela veut dire tout simplement que les activités ont repris leur cours normal. Les vols sont maintenus, aucun vol n'a été annulé. C'est assez impressionnant", décrit-il. "Nous avons été fort surpris, avec mon caméraman Eric Demortier, de voir dès notre arrivée que des avions décollaient et atterrissaient. En ce moment tout se passe comme si de rien n'était", ajoute-t-il.

Notre journaliste a d'ailleurs assisté à une scène assez surréaliste lorsqu'il est arrivé sur les lieux. "Lorsque nous sommes arrivés en plein milieu du hall d'arrivée de cet aéroport, qui est aussi le hall de départ, et lorsque nous avons tourné la tête nous avons vu quelques bâches. Nous avons vu toute une partie du plafond effondré, nous étions tout simplement sur les lieux même d'une des explosions. Des techniciens essaient de réparer. Et il y a cette image très impressionnante de ces vitres brisées, des impacts de balles dans les comptoirs... Et derrière les comptoirs il y a des employés qui travaillent comme si de rien n'était", explique Arnaud Gabriel. Lorsque notre journaliste a demandé aux employés comment ils arrivaient à travailler aussi vite, ils répondent "qu'ils sont malheureusement habitués à ce genre de choses. Ils ont déjà connu trois attentats à Istanbul cette année. C'est un témoignage touchant", explique notre envoyé spécial.


Pas d'indication de victime belge à l'aéroport d'Istanbul

Un Iranien et un Ukrainien sont les premiers morts étrangers confirmés du triple attentat-suicide.

Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a affirmé mercredi matin ne disposer d'aucune indication quant à la présence de ressortissants belges parmi les victimes. "Nous n'avons (actuellement) pas d'indication d'une quelconque présence" de Belges sur les lieux, a-t-il affirmé à l'agence Belga, précisant que son département était en contact avec l'ambassade de Belgique à Ankara et le consulat d'Istanbul. Les Affaires étrangères n'ont d'autre part reçu aucune demande d'information de la part de familles de ressortissants belges ayant été susceptibles de se trouver sur place au moment de l'attentat, ni de la part des tours-opérateurs, a ajouté M. Reynders.

Un avion transportant des Belges était passé mardi par l'aéroport Atatürk, mais plus tôt dans la journée. Le chef de la diplomatie belge a précisé que son département allait réexaminer dans le courant de la journée s'il y avait lieu de modifier l'avis de voyage concernant les déplacements vers la Turquie, rappelant que la recommandation était déjà "très stricte" à la suite de précédents attentats en Turquie.

Du côté de la France, Manuel Valls a également indiqué ne pas avoir d'informations sur d'éventuelles victimes françaises.


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Mouvement de panique

Selon des témoins cités par une chaîne de télévision, deux violentes déflagrations ont secoué le terminal provoquant un mouvement de panique parmi les passagers. "C'était très fort, tout le monde a paniqué et s'est mis à courir dans toutes les directions", a dit l'un d'eux sur CNN-Türk.

De nombreux policiers ont établi un périmètre de sécurité sur les lieux, selon les images. Des photos et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une énorme boule de feu à l'entrée du terminal et des membres de la sécurité en train de faire évacuer des passagers qui hurlaient dans des couloirs, pris de panique. On voyait aussi des passagers gisant au sol. Un photographe de l'AFP a vu des corps recouverts de draps à l'aéroport, jonché de bagages abandonnés. Des centaines de policiers et pompiers étaient sur place.

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Des images d'une caméra de surveillance montrent au moins une des explosions. Une autre caméra de surveillance a saisi une scène saisissante où l'un des kamikazes est touché par balle par un policier. Blessé au sol, il se fait alors exploser. Nous avons choisi de ne pas montrer ces images.

Un voyageur a décrit à la chaîne CNN ce dont il a été témoin à sa descente d'avion à l'aéroport Ataturk. "Il y avait une foule de gens hurlant. Certains tombaient sur d'autres. Un pauvre gars en chaise roulante avait été laissé sur place, et tout le monde se ruait à l'arrière du bâtiment, puis a couru dans un autre sens. Personne ne semblait comprendre ce qui se passait", a-t-il dit.

Oftah Mohammed Abdullah, une femme de nationalité non précisée, raconte à l'AFP avoir vu l'un des assaillants: "Il avait une écharpe rose, une veste courte et avait caché un fusil (dessous). Il l'a sorti et a commencé à tirer sur les gens. Il marchait comme un prophète".


Vols suspendus mardi soir avant une reprise à 2H du matin (heure belge)

Tous les vols ont été suspendus au départ d'Atatürk, le plus grand aéroport de Turquie et le 11e dans le monde, avec ses 60 millions de passagers en 2015.  Puis le trafic aérien a pu reprendre à partir de 03H00 locales (02H00 en Belgique) mercredi, selon M. Yildirim.

En Belgique, le vol Turkish Airlines reliant Bruxelles et Istanbul, initialement prévu à 13h35 mercredi au départ de l'aéroport de Zaventem, a été annulé. Turkish Airlines indique sur son site que les vols à destination d'Istanbul Atatürk ont pu reprendre. Des annulations ou retards subsistent toutefois. Un autre vol de Turkish Airlines Bruxelles-Istanbul prévu à 11h50 est d'ores et déjà annoncé avec du retard, avec un départ reporté à 12h30. Ceux de 07h45, 12h45 et 19h30 au départ de Brussels Airport restent "prévus". Des vols Turkish Airlines sont aussi annulés au départ d'Istanbul vers Bruxelles, l'un qui devait décoller à 04h25 et l'autre à 10h10 mercredi.

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Etat islamique ou rebelles kurdes

Sur les réseaux sociaux, les internautes ont dénoncé la proximité présumée du régime islamo-conservateur du président Erdogan avec l'EI en Syrie voisine, une thèse toujours démentie par les dirigeants au pouvoir en Turquie. "Les assassins que vous avez entraînés (Syrie) et tolérés commettent des massacres", a écrit notamment Fehim Tastekin sur Twitter.

Istanbul et Ankara ont été secouées depuis l'an dernier par une série d'attentats qui ont fait près de 200 morts, des centaines de blessés et créé un climat de forte insécurité. Istanbul avait déja été visée en janvier (12 touristes allemands tués, attaque imputée à l'EI), en mars (4 touristes tués -trois Israéliens et un Iranien- attribuée aussi à l'EI) et début juin (11 morts dont six policiers, revendiquée par les combattants kurdes). Les attentats en Turquie ont visé des lieux touristiques emblématiques -provoquant une chute immédiate du tourisme- ou les forces de sécurité turques.

Les attentats en Turquie ont été attribués soit à l'EI -qui n'en a jamais revendiqué aucun- ou aux rebelles kurdes, notamment aux TAK, une émanation du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK). Abdullah Agar, un expert des affaires de sécurité et de terrorisme, interrogé par CNN-Türk a privilégié la thèse d'un attentat djihadiste. "Cela ressemble beaucoup à leurs méthodes", a-t-il dit, en référence aux attaques survenues dans l'aéroport et le métro de Bruxelles.


ATTENTION, CERTAINES IMAGES CI-DESSOUS SONT CHOQUANTES : 

 
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Attentat suicide à l'aéroport Istanbul: Les... par 20Minutes
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