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Expulsion d'un ressortissant indien condamné en 2013 pour avoir dirigé une filière jihadiste

Expulsion d'un ressortissant indien condamné en 2013 pour avoir dirigé une filière jihadiste
Des véhicules de police à Magnanville, le 14 juin 2016 au lendemain de l'assassinat de deux fonctionnaires de police par un homme se réclamant du groupe Etat islamiqueMATTHIEU ALEXANDRE

Un ressortissant indien condamné en 2013 pour avoir été à la tête d'une filière jihadiste à laquelle appartenait l'auteur de l’assassinat de deux fonctionnaires de police à Magnanville, a été expulsé vendredi vers son pays, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.

L'expulsion de Mohamed Niaz Abdul Raseed découle d'une mesure d'interdiction définitive du territoire français prononcée le 30 septembre 2013 au terme de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris où il avait également été condamné à une peine de huit ans d'emprisonnement pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme et financement d'entreprise terroriste.

Ingénieur de formation, M. Abdul Raseed, aujourd'hui âgé de 39 ans, était apparu comme le "leader" d’un groupe de volontaires jihadistes français qu'il avait endoctrinés et auxquels il a fait suivre des entraînements sportifs, quasi militaires, avec pour objectif de les préparer au jihad armé et de les envoyer combattre en zone afghano-pakistanaise.

Parmi les membres de ce groupe se trouvait, Larossi Abballa, auteur de l'assassinat de deux fonctionnaires de police à leur domicile de Magnanville (Yvelines), le 13 juin 2016. Jugé à ce même procès, il avait été condamné à trois ans de prison, dont six mois avec sursis, une peine couverte par sa détention provisoire.

Selon la source proche du dossier, Mohamed Niaz Abdul Raseed a par ailleurs fait preuve de prosélytisme islamiste en détention.

Son interdiction du territoire français a été doublée d'un arrêté d'expulsion ordonné par la préfecture de l'Oise le 6 avril 2018. Il a alors été placé au centre de rétention administrative de Lille dans l'attente de la délivrance d'un laisser-passer consulaire.

Dans la mesure où il ne disposait d'aucun titre de voyage, la préfecture de l'Oise avait, dès le 3 octobre 2016, saisi le consulat d'Inde d'une demande de laisser-passer consulaire, qui a donc été délivré vendredi.

M. Abdul Raseed a ensuite embarqué dans un avion à destination de Delhi.

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