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Fifagate: deux sociétés de marketing sportif condamnées à 500.000 dollars d'amende

Fifagate: deux sociétés de marketing sportif condamnées à 500.000 dollars d'amende
500.000 dollars d'amende pour les sociétés de marketing du Brésilien José Hawilla, impliqué dans le scandale de corruption à la Fifa FABRICE COFFRINI

Deux sociétés de marketing sportif fondées par le Brésilien José Hawilla, une des figures centrales du scandale de corruption à la Fifa, ont été condamnées lundi à 500.000 dollars d'amende chacune, a indiqué le procureur fédéral de Brooklyn.

Les sociétés Traffic Sports International et Traffic Sports USA, et leur fondateur M. Hawilla, décédé d'insuffisance respiratoire au Brésil en mai dernier, avaient plaidé coupable dès le début de ce scandale impliquant de hauts dirigeants de la puissante fédération internationale de football.

Ils avaient reconnu avoir payé des pots-de-vin en échange des droits de promotion de grands tournois de football en Amérique latine.

M. Hawilla s'était ensuite avéré un témoin clé pour l'accusation, et faisait partie des témoins à charge fin 2017 lors du procès-fleuve lié à ce scandale à New York.

Le procès s'était achevé par la condamnation de deux des trois accusés, l'ancien président de la fédération brésilienne José Maria Marin, et l'ex-patron de la fédération paraguayenne et de la confédération sud-américaine Conmebol, Juan Angel Napout.

Parmi les 42 personnes inculpées par la justice américaine dans ce vaste scandale du Fifagate figuraient surtout des Sud-Américains, mais aussi quelques Américains, comme Chuck Blazer, témoin-clé du FBI décédé en juillet 2017.

Beaucoup des accusés avaient plaidé coupable avant le procès new-yorkais, qui avait exposé les millions de dollars de pots-de-vin versés par des sociétés de marketing sportif aux responsables du football d'Amérique latine, en échange des droits de retransmission télé et de promotion de tournois du continent.

Les sociétés de M. Hawilla ont également été condamnées lundi à un an de mise à l'essai, mais elles avaient déjà indiqué qu'elles cesseraient leurs activités, dans le cadre de leur coopération avec la justice.

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