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Formule 1: Verstappen du "coup de boule" au coup d'accélérateur à Montréal

Formule 1: Verstappen du
Le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) lors des essais libres du GP du Canada de Formule 1, le 8 juin 2018 à Montréal Mark Thompson

Particulièrement agacé par les interrogations répétées sur ses récentes erreurs en piste, le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) a réagi vendredi en signant le meilleur temps des deux premières séances d'essais libres du Grand Prix du Canada.

Déjà auteur du meilleur chrono du matin en 1 min 13 sec 302/1000, le pilote de 20 ans, qui menaçait d'un "coup de boule" le prochain qui le questionnerait, a amélioré sa marque de plus d'une seconde l'après-midi, en 1 min 12 sec 198/1000.

Sa réponse est donc finalement venue de la piste plutôt que de la tête, en dominant pour la première fois cette saison les essais libres. La meilleure manière de justifier sa ligne de conduite énoncée la veille.

"J'ai fait quelques erreurs, surtout à Monaco (accident lors des essais libres 3 qui l'a privé des qualifications, ndlr) et en Chine (accrochage avec Hamilton puis sortie de piste contre Vettel, ndlr)", a bien reconnu Verstappen jeudi.

"Mais ça n'a pas de sens de continuer à en parler. Je suis fatigué de tous les commentaires qui disent que je devrais changer mon approche. Je ne le ferai jamais parce que cela m'a amené là où je suis", a ensuite martelé le plus jeune vainqueur de GP de l'histoire.

- Pneus hyper-tendres -

Sur la feuille des temps, le N.33 devance le Finlandais Kimi Räikkönen (Ferrari) de 130/100 et son coéquipier Daniel Ricciardo, victime d'un problème électrique au niveau de son moteur, de 405/1000.

Les réparations nécessaires ne devraient toutefois pas coûter au vainqueur des GP de Monaco et Chine de places sur la grille de départ dimanche, malgré les problèmes de moteur déjà rencontrés en Principauté il y a quinze jours, a-t-il assuré.

Le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes), leader du Championnat, son dauphin pour 14 points, l'Allemand Sebastian Vettel (Ferrari), et l'autre Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes) ferment la marche des trois "top teams", à respectivement 579, 787 et 863/1000.

Il faut toutefois prendre ces écarts avec des pincettes, les Flèches d'argent n'ayant pas utilisé de pneus hyper-tendres, réputés plus rapides, contrairement à leurs concurrentes directes.

Verstappen comme Ricciardo donnaient d'ailleurs, vendredi soir, l'écurie allemande favorite, quand Vettel se montrait un peu plus circonspect.

Il ne serait pas non plus étranger à Mercedes, comme à Ferrari, de cacher leur jeu avant les qualifications, prévues samedi à 14h00 locales (20h00 françaises/18h00 GMT).

Hamilton, qui compte six pole positions et six victoires à Montréal, s'affichait lui optimiste, en dépit du moteur vieux de six courses qui propulse sa monoplace, quand ses adversaires bénéficient de versions améliorées introduites pour ce 7e GP de 2018.

- Murets de béton -

Les Français Romain Grosjean (Haas) et Esteban Ocon (Force India), le Mexicain Sergio Pérez (Force India) et l'Espagnol Fernando Alonso (McLaren), qui vit son 300e week-end de Grand Prix, complètent le top 10 de l'après-midi.

Renault, pour sa part, a connu une journée bien compliquée... Après le problème de boîte de vitesses qui a stoppé l'Allemand Nico Hülkenberg lors de la première séance, c'est l'Espagnol Carlos Sainz Jr qui a endommagé sa voiture en venant heurter un muret lors de la deuxième.

Le circuit Gilles-Villeneuve et ses murets de béton que les pilotes viennent frôler encore et encore ne pardonnent guère les écarts de trajectoire, même minimes.

Outre Sainz, le Belge Stoffel Vandoorne (McLaren) et les deux pilotes Williams, le Russe Sergey Sirotkin et le Canadien Lance Stroll, l'ont appris à leurs dépens.

Ironie du sort pour le héros local, âgé de 19 ans, il a été le premier à faire une erreur au fameux "Mur des champions", à la sortie du 14e et dernier virage, qui a piégé par le passé des pilotes bien plus aguerris.

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