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G7 au Québec: Amnesty dénonce des "détentions abusives" de manifestants

(Belga) Amnesty International a accusé mercredi la police canadienne de "plusieurs violations de la liberté d'expression" lors du sommet du G7 qui s'est tenu en juin au Québec, avec en particulier des "arrestations et détentions abusives" de manifestants.

Bien que les manifestations aient été très limitées et très calmes par rapport aux précédents sommets, les forces anti-émeutes avaient été déployées en grand nombre dans les rues de Québec où quelques centaines de protestataires s'étaient rassemblés pendant trois jours, à 140 km de La Malbaie, lieu de la rencontre des chefs d'État et de gouvernement. La première manifestation anti-G7, tenue le 7 juin, a par exemple opposé entre 750 et 1.000 policiers, dont plusieurs en tenue antiémeute et portant des masques à gaz, contre 400 à 500 manifestants ne présentant pas de danger, a affirmé Amnesty international dans son rapport d'observation publié mercredi. "Ce rapport fait état de plusieurs violations de la liberté d'expression, y compris du droit de manifester, de la liberté de presse et du droit à l'information, ainsi que des arrestations et détentions abusives", a dénoncé l'organisation non-gouvernementale. "L'approche adoptée par les forces policières a été une approche fondée sur la dissuasion, l'intimidation et une interférence injustifiée dans l'exercice de la liberté d'expression et du droit de manifester", a affirmé Geneviève Paul, coauteure du rapport et porte-parole de l'ONG qui disposait d'une quarantaine d'observateurs sur place. Présidé par le Canada cette année, le G7 est un groupe informel de grandes puissances formé de la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, le Canada et les Etats-Unis. Le sommet du G7 de La Malbaie s'est soldé par un échec retentissant suite à la décision du président américain Donald Trump de retirer sa signature du communiqué final. (Belga)

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