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Gard: encore 130 hectares dévorés par le feu à Générac

Gard: encore 130 hectares dévorés par le feu à Générac
Forêt brûlée dans le Gard, près de Saint-Gilles, le 29 juin 2019SYLVAIN THOMAS

Le feu a dévoré 130 hectares supplémentaires de bois, de garrigues et de vignes vendredi, autour de Générac, une commune du Gard où près de 500 hectares avaient déjà brûlé depuis mardi, a-t-on appris auprès des secours.

Rien qu'entre 14H30 et 15H00, 8 à 10 départs de feu ont été constatés au sud de Nîmes, entre Saint-Gilles et Vauvert, a précisé à l'AFP le commandant Jacques Pagès. Parmi ceux-ci, le plus conséquent à une nouvelle fois frappé Générac avec 130 hectares parcourus par les flammes en fin de journée.

Une dizaine d'hectares ont également brûlé sur la commune de Franquevaux, autant à Vauvert et une dizaine encore à Montagnargues, au nord de Nîmes cette fois. Au total, 260 sapeurs-pompiers étaient mobilisés face aux flammes en fin d'après-midi, avec une cinquataine de véhicules. A Générac, les quelque 100 soldats du feu présents étaient aidés par quatre avions bombardiers d'eau, face à un front d'incendie de 900 m.

Selon Frédéric Touzellier, le maire de la commune, une vingtaine de maisons ont été évacuées, un mas a été touché et le château et le gymnase du village ont été ouverts pour accueillir les sinistrés. "C'est criminel, c'est sûr. Plusieurs feux qui partent simultanément, à des endroits différents... On est complètement dépassé, il y a du vent, il fait chaud. Mais il faut garder son sang froid", a déclaré le maire sur BFM TV.

Au total, près de 450 sapeurs-pompiers sont actuellement disponibles dans le secteur pour se relayer face aux feux. Et trois colonnes supplémentaires, soit quelque 65 hommes, devraient les rejoindre rapidement, a précisé le commandant Pagès.

Deux sapeurs-pompiers ont été légèrement blessés vendredi, l'un a Montignargues et l'autre à Générac.

Le premier incendie qui avait frappé Générac, mardi et mercredi, est sans doute "un des incendies les plus violents que nous avons connus depuis le début de la saison estivale", avait déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, sur place mercredi. Au delà des quelque 500 hectares brûlés, le ministre avait alors parlé d'un "bilan catastrophique au point de vue naturel et agricole".

L'origine de ce premier sinistre, qui n'avait fait aucune victime, est a priori "criminelle" selon le procureur de Nîmes Eric Maurel qui a précisé jeudi que les enquêteurs privilégiaient la thèse de "l'acte volontaire".

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