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Gaz de schiste: Shell cherche à dissipper les craintes sud-africaines

 
 

Le géant de l'énergie Royal Dutch Shell a annoncé jeudi que ses plans controversés sur l'exploitation du gaz naturel en Afrique de Sud ne seraient lancés qu'en 2013, tentant de calmer les craintes sur l'impact du projet sur l'environnement.

"Notre approche est basée sur le principe de ne causer aucun préjudice aux gens ou à l'environnement", a déclaré au cours d'une conférence de presse à Johannesburg le directeur de Shell pour l'exécution des nouveaux projets, Graham Tiley.

Le groupe anglo-néerlandais a déposé en décembre une demande d'autorisation en vue d'explorer 90.000 km2 dans la région semi-désertique du Karoo (centre), qui renferme de vastes gisements de gaz de schiste.

Il compte s'il reçoit les autorisations utiliser des techniques récentes de forage, par fracturation, permettant d'atteindre ce gaz à un coût économiquement viable.

Mais, cette technologie très gourmande en eau suscite des craintes chez les défenseurs de l'environnement.

Plus de 200 personnes, dont la Princesse Irene - soeur de la Reine des Pays-Bas Beatrix - propriétaire d'une réserve naturelle dans le Karoo, sont opposés aux projets de Shell et du pétrolier sud-africain Sasol, qui a manifesté son intérêt pour le gaz local.

M. Tiley a affirmé que son groupe comptait coopérer avec le gouvernement et les propriétaires terriens pour aider l'Afrique du sud, largement dépendante de la houille, à exploiter ses réserves gazières plus propres et plus efficaces sans porter préjudice à la région désertique du Karoo ou à ses habitants.

Selon lui, Shell a l'intention d'engager des consultations avec les populations locales et de ne lancer ses opérations de fracturation qu'en 2013 au plus tôt.

Il a exhorté l'Afrique du sud, qui a du mal à satisfaire ses besoins en électricité et qui est dépendante à 95% de la houille, à ne pas se priver d'une ressource énergétique potentiellement importante qui est, selon lui, 40% plus efficace que la houille et 50 à 70% moins polluante.

"Nous sommes assis sur du gaz et nous sommes à court d'énergie", a relevé le vice-président de Shell en Afrique du Sud Bonang Mohale.




 

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