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Gaza: un 5e Palestinien meurt de ses blessures après les heurts de samedi

Gaza: un 5e Palestinien meurt de ses blessures après les heurts de samedi
Des Palestiniens rassemblés près de la barrière à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, le 30 mars 2019MAHMUD HAMS
ISRAEL

Un Palestinien, blessé samedi lors de heurts avec l'armée israélienne le long de la barrière de séparation entre la bande de Gaza et Israël, est mort mardi, a annoncé le ministère de la Santé gazaoui.

Ce nouveau décès porte à cinq le nombre de Palestiniens tués dans les violences entre des soldats israéliens et une partie des dizaines de milliers de Gazaouis qui ont convergé samedi vers la frontière pour marquer le premier anniversaire du mouvement de protestation appelé "grandes marches du retour".

Faris Abou Hajaras, âgé de 26 ans, a été touché par un tir israélien au ventre, alors qu'il se trouvait à l'est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, a déclaré dans un communiqué le ministère de la Santé à Gaza.

Il est décédé mardi de ses blessures, selon la même source.

Les quatre autres victimes, dont trois étaient âgées de 17 ans, sont décédées après avoir été touchées par des tirs israéliens samedi, a précisé le ministère.

Au moins 263 Palestiniens ont été tués depuis le début du mouvement au cours des manifestations ou dans des frappes israéliennes de représailles à des actes hostiles en provenance de l'enclave sous blocus. Deux soldats israéliens ont été tués.

Les manifestants palestiniens protestent contre le blocus israélien et pour le retour des réfugiés palestiniens chassés ou ayant quitté leurs terres à la création d'Israël en 1948.

Les organisateurs et le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans l'enclave, affirment que le mouvement des "Grandes marches du retour" est indépendant. Israël accuse le Hamas d'orchestrer ces manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière afin d'éviter des infiltrations de Palestiniens.

Le 28 février 2019, une commission d'enquête de l'ONU a affirmé que la riposte israélienne aux manifestations s'apparente à des "crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité", soulignant que des soldats ont visé des civils palestiniens, dont des enfants.

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