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GB: les victimes de mariages forcés ne devront plus payer les frais de rapatriement

(Belga) Le gouvernement britannique a décidé de ne plus contraindre les Britanniques mariées de force à l'étranger à lui rembourser les frais liés à leur rapatriement, a-t-on appris mercredi.

Cette pratique, révélée la semaine dernière par le quotidien britannique The Times, avait scandalisé l'opinion. Le journal soulignait que les victimes majeures incapables de rembourser devaient signer des accords de prêts d'urgence avec le Foreign Office, leurs passeports étant confisqués jusqu'au remboursement de ces prêts. Le président de la commission des Affaires étrangères de la chambre des Communes, le conservateur Tom Tugendhat, avait aussitôt demandé des comptes au chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt. Dans sa lettre de réponse publiée mercredi, M. Hunt annonce avoir décidé de ne plus demander aux victimes de contracter des prêts. "A partir de maintenant, aucune des personnes aidées par l'unité (de lutte) contre les mariages forcés et qui se seraient auparavant vu proposer un prêt - n'aura à rembourser les frais de leur rapatriement", écrit le ministre. "Quand c'est possible, le gouvernement continuera à faire en sorte que les coûts retombent sur les responsables" de ces mariages forcés, ajoute M. Hunt. Marier quelqu'un contre sa volonté est passible au Royaume-Uni d'une peine pouvant aller jusqu'à sept ans d'emprisonnement. Une unité, commune aux ministères britanniques de l'Intérieur et des Affaires étrangères, est chargée de lutter contre les mariages forcés, la FMU. Elle a fourni "un avis ou un soutien" dans 1.196 affaires en 2017, qui concernaient des femmes dans 78% des cas. Les principaux pays étrangers concernés étaient le Pakistan (36,7%), le Bangladesh (10,8%), la Somalie (7,6%) et l'Inde (6,9%), tandis que 10% des cas concernaient le Royaume-Uni. (Belga)

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