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GP des Etats-Unis: Vettel veut "gagner pour que le Championnat reste ouvert"

GP des Etats-Unis: Vettel veut
Le pilote Ferrari Sebastian Vettel à son arrivée dans le paddock du Circuit des Amériques à Austin, le 18 octobre 2018 à quelques jours du GP des Etats-UnisCLIVE MASON

L'Allemand Sebastian Vettel (Ferrari) aborde les quatre dernières manches de la saison de F1, à commencer par le Grand Prix des Etats-Unis dimanche, "avec l'objectif de gagner (...) pour que le Championnat reste ouvert", a-t-il confié dans un entretien à l'AFP et TF1 jeudi.

Q: Vous avez 67 points de retard au classement des pilotes. Pouvez-vous encore rendre l'impossible possible et revenir ?

R: "Je l'espère ! On va essayer. Que pouvons-nous faire d'autre de toute façon ? Abandonner n'est pas une option. On va faire tout ce qui est en notre pouvoir. L'objectif est de gagner, c'est ce qu'il faut faire pour que le Championnat reste ouvert. Si on s'impose ici, on sera encore dans la course lors du prochain GP. C'est le but: être dans la course lors du GP suivant le plus longtemps possible, idéalement jusqu'à Abou Dhabi (dernière manche de la saison, NDLR). (...) Bien sûr, l'écart est important et même si nous réussissons mieux, ça dépend de ce que feront les autres (Mercedes). Mais il faut rester concentrés sur nous-mêmes et on verra."

Q: Que s'est-il passé depuis votre dernière victoire au GP de Belgique fin août ?

R: "Certaines courses n'ont pas tourné aussi bien qu'elles l'auraient dû mais, surtout, nous n'avons pas eu suffisamment de vitesse pour se battre course après course."

Q: Vous avez aussi commis des erreurs, disent certains...

R: "Oui, j'ai commis des erreurs, je peux le reconnaître. Certaines des choses qui sont mal passées, c'était de mon fait mais je ne peux pas revenir en arrière. Nos erreurs n'étaient peut-être pas énormes mais leurs conséquences l'ont été. C'est dur mais on ne peut pas changer ce qui est arrivé. Certaines choses n'ont pas tourné en notre faveur non plus: sans la voiture de sécurité à Bakou (Azerbaïdjan), on gagnait la course très facilement... Certaines choses ont une explication, d'autres non. Ca fait partie du jeu. Pour résumer, nous avons connu plus de courses qui ont mal tourné que les autres."

Q: Vous êtes frustré ?

R: "Parfois la course peut-être cruelle et on a eu notre dose de cruauté cette année... Peut-être les dieux de la course peuvent-ils être un peu moins cruels l'an prochain !"

Q: Qu'est-ce que Mercedes a fait de mieux que vous ?

R: "Ils ont fait moins d'erreurs, se sont mieux débrouillés dans tous les domaines et ils ont été plus rapides. Il y a beaucoup de choses qui ont pu s'avérer décisives. Malheureusement pour nous, ils ont fait mieux."

Q: Vous aviez pourtant, d'après de nombreux observateurs, la meilleure voiture cette année.

R: "Lors de certaines courses, nous avions une très bonne voiture, peut-être la meilleure. D'autres non. Il faut être réalistes: notre voiture est bien meilleure que l'an dernier car elle fonctionne sur tous les types de piste. C'est mieux mais elle n'est peut-être pas encore là où nous voudrions qu'elle soit."

Q: Votre "team principal" Maurizio Arrivabene dit que vous remporterez "tôt ou tard" le titre mondial avec Ferrari. Qu'en dites-vous ?

R: "J'espère (en français, NDLR) !"

Propos recueillis par Raphaëlle Peltier.

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