Grèce et Turquie s'engagent à renforcer le dialogue après la mort d'un pilote grec

Grèce

(Belga) La Grèce et la Turquie se sont engagées jeudi soir à "renforcer leur dialogue" après la mort d'un pilote grec dont l'avion s'est écrasé alors qu'il rentrait d'une mission d'interception de chasseurs turcs, a annoncé le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

L'armée grecque a annoncé que le pilote Georgios Baltadoros, 34 ans, était mort lorsque son Mirage 2000-5 était tombé en mer Egée alors qu'il s'apprêtait à atterrir "après avoir mené une mission opérationnelle". Selon une source à l'état-major grec, la mission consistait à intercepter des chasseurs turcs qui auraient pu entrer dans l'espace aérien grec. Les services de M. Tsipras ont indiqué que celui-ci avait reçu quelques heures plus tard un appel de son homologue turc Binali Yildirim, lui faisant part des condoléances du président turc Recep Tayyip Erdogan. "Les deux Premiers ministres sont tombés d'accord pour maintenir ouverts les canaux de communication dans la période prochaine, et renforcer le dialogue entre les deux pays", ajoute-t-on. Les forces armées grecques observeront un deuil de trois jours après ce décès, a annoncé le ministère de la Défense. Selon la presse, le pilote, père de deux enfants, a pu s'évanouir aux commandes de son appareil. "La mission était terminée et l'appareil était sur le chemin du retour", a indiqué la source à l'état-major, ajoutant ignorer s'il y avait eu un réel engagement avec un chasseur turc auparavant. L'agence d'Etat turque Anadolu a souligné qu'il n'y avait pas d'avion turc dans la zone du crash. Le rythme de ces patrouilles s'est intensifié ces derniers mois, la Grèce accusant son allié au sein de l'Otan de multiplier les violations de son espace aérien et maritime en mer Egée, dans un contexte de crispation bilatérale croissante. Le dernier incident en date dans cette zone remonte à la nuit de lundi à mardi, quand des soldats grecs ont effectué des tirs de sommation pour éloigner un hélicoptère turc qui survolait lumières éteintes l'îlot de Ro, à la frontière entre les deux pays en mer Égée. Le climat s'est nettement tendu entre les deux pays après le refus par la justice grecque d'extrader huit militaires turcs ayant fui en Grèce après le coup d'État manqué en juillet 2016. Athènes vient aussi de hausser le ton contre le maintien en détention en Turquie, depuis un mois, de deux soldats grecs entrés en territoire turc, par erreur selon la Grèce, lors d'une patrouille frontalière. (Belga)

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