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Hommage aux victimes de féminicides devant l'hôtel de ville de Paris

Hommage aux victimes de féminicides devant l'hôtel de ville de Paris
Des femmes participent à un hommage aux victiles de féminicides devant l'hôtel de ville de Paris, le 28 août 2019Christophe ARCHAMBAULT

Un hommage aux femmes tuées par leur compagnon ou ex-compagnon depuis le début de l'année a été rendu mercredi sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris, avec les noms de 97 victimes dévoilées sur la façade du monument.

Lors de ce rassemblement d'environ 300 personnes, la comédienne Eva Darlan a égrené les noms des victimes et apostrophé l'exécutif qui va lancer la semaine prochaine un Grenelle des violences faites aux femmes.

"Le Grenelle est une façon comme une autre de ne rien faire. Nous sommes dans un état d'urgence. Nous savons comment arrêter cette hécatombe. Il suffit d'appliquer les lois", a martelé l'actrice.

"Il est hors-la-loi pour un policier de refuser de prendre une plainte, mortifère pour un magistrat de classer un dossier sans suite, indigne pour un Etat de ne pas héberger des femmes et enfants qui ont besoin de protection", a-t-elle insisté en réclamant un budget "d'un milliard d'euros".

Le père d'une des victimes, Lucien Douib, dont la fille Julie a été tuée début mars en Corse par son ex-conjoint, a appelé le gouvernement à "prendre des décisions très rapidement" pour stopper "une épidémie".

Des militantes Femen sont également intervenues pour interpeller les ministres de la Justice Nicole Belloubet et de l'Intérieur Christophe Castaner, ainsi qu'Emmanuel Macron.

Présente à la manifestation, la maire de Paris Anne Hidalgo (PS) a indiqué que la ville participerait au "Grenelle" et appelé le gouvernement "à ne pas faire simplement de la communication".

Elle a annoncé l'ouverture le 31 août porte de Bagnolet d'un nouveau centre d'accueil de jour pour les jeunes femmes de 15 à 25 ans victimes de violences tout en soulignant "qu'il faudrait beaucoup d'autres lieux d'hébergement".

Le "Grenelle des violences conjugales", qui doit durer près de trois mois du 3 septembre au 25 novembre, "va donner lieu à un engagement du Premier ministre et à des annonces très fortes", a promis mercredi sur BFMTV la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa, en déplorant que le bilan des féminicides comptabilisés depuis le début de l'année s'élève à "97 actuellement".

En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences au sein du couple.

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