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Honduras: l'ex-Première dame arrêtée pour détournement de fonds

(Belga) L'ex-Première dame du Honduras, Rosa Elena Bonilla de Lobo, épouse de Porfirio Lobo (2010-2014), a été arrêtée mercredi, accusée d'avoir détourné plusieurs millions de dollars de l'Etat vers son compte personnel, ont annoncé les autorités.

La femme âgée de 51 ans a été arrêtée dans sa résidence, où elle vit avec son mari, dans l'est de la capitale Tegucigalpa, a indiqué le porte-parole du Tribunal suprême, Melvin Duarte. Elle "fait l'objet d'une enquête pour détournement supposé de 12 millions de lempiras (environ 500.000 dollars) du compte du bureau de la Première dame à un compte personnel, six jours avant que son époux remette la présidence de la République, le 27 janvier 2014", à son successeur, a-t-il ajouté. Au total, son bureau aurait détourné entre 2011 et 2014 plus de 94 millions de lempiras (environ 4 millions de dollars), a expliqué lors d'une conférence de presse Ana Maria Calderon, directrice par intérim de la Mission de soutien contre la corruption et l'impunité au Honduras (MACCIH), institution dépendant de l'Organisation des Etats américains (OEA). Ce compte recevait des fonds de donations, notamment 4 millions de lempiras (170.000 dollars) remis par Taïwan, a-t-elle précisé, ajoutant qu'au moins neuf collaborateurs de Mme Bonilla seraient impliqués dans des délits de "malversation de fonds publics, blanchiment d'actifs et association de malfaiteurs". Selon le Conseil national anticorruption (CNA), le compte professionnel de la Première dame avait aussi reçu 150 millions de lempiras (638.000 dollars) en provenance de l'Institut national pour l'enfance, un organisme public. Le porte-parole du Tribunal suprême a indiqué que Mme Bonilla serait présentée devant la juge pénale chargée des affaires de corruption, Vera Barahona, qui décidera si elle doit ou non être incarcérée. La MACCIH a été créée en février 2016 par l'OEA à la demande du président hondurien Juan Orlando Hernandez, après une série de manifestations qui protestaient contre le détournement de plus de 330 millions de dollars de la sécurité sociale du pays. Le président avait également admis qu'une partie des fonds détournés avaient été destinés à son insu au financement de sa campagne électorale de 2013. (Belga)

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