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Hong Kong va encore renforcer la loi sur la sécurité nationale, selon un responsable

Hong Kong va encore renforcer la loi sur la sécurité nationale, selon un responsable
 
 

(Belga) Hong Kong va créer une série de nouvelles infractions afin de renforcer la loi sur la sécurité nationale, un texte draconien imposé l'an passé par Pékin qui a muselé toute dissidence dans la ville, a confirmé mardi un haut fonctionnaire.

L'ex-responsable de la police, devenu ministre de la Sécurité, Chris Tang, a déclaré que les autorités avaient commencé à travailler sur une nouvelle législation qui définirait de nouveaux délits de sécurité nationale.  "Nous espérons l'achever au cours de la prochaine législature et nous consulterons la population", a-t-il déclaré au journal pro-Pékin Ta Kung Pao dans un article publié en première page mardi, sans donner de calendrier précis.  Dans une interview accordée au Sing Tao Daily, un autre média pro-Pékin, Chris Tang a indiqué que les responsables analysaient les procès pour violation de la sécurité nationale en cours pour guider leur réflexion.  "Nous n'avons pas prêté beaucoup d'attention aux activités d'espionnage par le passé et nous étudions maintenant s'il faut légiférer", a-t-il fait savoir.  L'an passé, la Chine a imposé à Hong Kong une vaste loi sur la sécurité nationale en réponse à de massives et souvent violentes manifestations pro-démocratie.  Cette loi vise tout acte considéré comme de la subversion, de la sécession, du terrorisme ou de la collusion avec des forces étrangères.  Rédigée de façon très floue, elle rend illégale l'expression de presque toute forme d'opposition, remodelant le paysage juridique d'un territoire jadis considéré comme un bastion des libertés. Selon Chris Tang, cette nouvelle loi sur la sécurité s'inspirera de l'article 23 de la Loi fondamentale, le texte qui sert de mini-Constitution à la ville théoriquement semi-autonome.  Une première tentative en ce sens avait suscité d'énormes manifestations en 2003, une partie de la population redoutant un recul des libertés. Ce projet de loi avait été abandonné.  Hong Kong renouvellera en décembre son Conseil législatif, (Legco), dans le cadre d'un nouveau système électoral imposé par Pékin. Moins d'un quart des sièges seront désormais élus directement et seules pourront se présenter les personnes jugées "patriotes".  Les crimes contre la sécurité nationale sont passibles d'une peine de prison à vie et la majorité de ces accusés ne sont pas libérés sous caution avant le procès.  Les procès pour des crimes relevant de la loi sur la sécurité nationale se déroulent sans jury, ce qui constitue une vraie rupture avec la tradition juridique hongkongaise. La remise en liberté sous caution est le plus souvent refusée. Plus de 60 personnes ont été inculpées en vertu de la loi sur la sécurité nationale et plus de 140 ont été arrêtées. (Belga)


 




 

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