Horreur en RDC: une cinquantaine de fosses communes découvertes dans l'Ouest

Horreur en RDC: une cinquantaine de fosses communes découvertes dans l'Ouest

Plus de cinquante fosses communes ont été découvertes par une mission d'enquête conjointe de la mission de l'ONU et des autorités après des tueries à caractère communautaire mi-décembre dans une région de l'ouest de la République démocratique du Congo, a annoncé l'ONU.

"Il y a plus d'une cinquantaine de fosses ou tombes communes et des tombes individuelles que nous avons identifiées" à Yumbi dans la province du Maï-Ndombe (ouest), a déclaré Abdoul Aziz Thioye, directeur du Bureau conjoint de l'ONU aux droits de l'Homme en RDC (BCNUDH). "Ce qui laisse penser que le nombre (de morts) est assez élevé parce qu'une tombe commune (selon) la taille peut contenir cinq, dix corps" voire "cent corps ou quatre fois plus"."Les enquêtes sont en cours. Ils ont tué des militaires et des policiers, ont récupéré leurs armes pour massacrer", a déclaré le général Fall Sikabwe, chef de l'armée dans la région ouest de la RDC, sans autre précision sur les tueurs.

Ces violences, liées aux rivalités sur les terres ancestrales entre les membres des communautés nunu et téndé, ont éclaté après l'enterrement d'un chef coutumier nunu, malgré l'interdiction des autorités locales. Depuis le 16 décembre 2018, plus de 16.000 personnes ont trouvé refuge au Congo-Brazzaville en traversant le fleuve Congo, avait indiqué l'ONU dans un rapport daté du 17 janvier.

Au moins 890 personnes ont été tuées entre le 16 et le 18 décembre dans quatre villages du territoire de Yumbi, dans la province de Mai-Ndombe, à plus de 300 km au nord de Kinshasa, avait rapporté récemment le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'homme.Le gouvernement a estimé à une centaine de morts le nombre des personnes tuées. Quelque 465 maisons et bâtiments ont été incendiés ou pillés, dont deux écoles primaires, un centre de santé, un poste de santé, un marché et le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Les enquêtes en cours devront démontrer "qui a fait quoi", a indiqué M. Thioye afin de "poursuivre des potentiels auteurs" de "ces tueries à grande échelle", laissant à la justice la responsabilité de dire s'il s'agit d'un génocide.

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