Incendie meurtrier à Paris : la suspecte va être présentée à un juge d'instruction

Incendie meurtrier à Paris : la suspecte va être présentée à un juge d'instruction
Des pompiers interviennent sur les lieux de l'incendie dans le XVIe arrondissement de Paris, le 5 février 2019Geoffroy VAN DER HASSELT

La femme soupçonnée d'avoir déclenché l'incendie d'un immeuble parisien qui a fait dix morts, dans la nuit de lundi à mardi, va être présentée à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen, a annoncé vendredi le parquet de Paris.

Cette quadragénaire, qui a effectué treize séjours dans un établissement psychiatrique parisien entre 2009 et 2019, avait été interpellée en état d'ébriété, peu après le départ de l'incendie qui a ravagé cet immeuble du XVIe arrondissement de Paris, le plus meurtrier dans la capitale en près de 14 ans.

Les autorités ont dénombré 96 blessés et une personne était toujours mercredi dans un "état d'urgence absolue", selon le procureur de la République Rémy Heitz.

La femme doit être présentée à un juge d'instruction dans la soirée "dans le cadre d'une information judiciaire qui sera ouverte des chefs de destruction par incendie de nature à créer un danger pour les personnes et destruction par incendie ayant entraîné la mort", a détaillé le parquet de Paris.

Depuis le début de l'enquête, le profil et le suivi psychiatriques de la suspecte sont au coeur des investigations.

Sa garde à vue avait été interrompue mardi après-midi afin de lui faire subir un examen à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police. Unique en France, cette structure, surnommée l'"I3P", accueille des personnes présentant à la fois un "danger imminent pour la sûreté des personnes" et "des troubles mentaux manifestes".

Son audition avait ensuite pu reprendre jeudi après ces examens médicaux. Elle a nié avoir commis les faits qui lui sont reprochés, au cours de la première partie de sa garde à vue.

Cette femme venait de sortir, le 30 janvier, d'un séjour de près de deux semaines à l'hôpital psychiatrique de Saint-Anne à Paris. Cette hospitalisation, la treizième en dix ans, avait pris fin "sur décision médicale", a souligné mercredi le procureur.

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