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Inde: un militant anticorruption maintient la pression sur le gouvernement

 
 

Un militant radical anticorruption, emprisonné avant qu'il n'entame un jeûne public "jusqu'à la mort", continuait de faire pression mercredi sur le gouvernement en refusant de quitter sa cellule tant que les autorités n'accéderaient pas à ses demandes.

La police a ordonné la remise en liberté mardi soir d'Anna Hazare après l'avoir arrêté à son appartement de New Delhi alors qu'il voulait entamer une grève illimitée dans un parc, en présence d'une foule de partisans.

Mais cet admirateur de Gandhi, avec qui il partage une certaine ressemblance physique, a catégoriquement refusé de sortir de prison sans la garantie des autorités qu'il pouvait "jeûner jusqu'à la mort". La police lui a signifié qu'il pouvait faire grève de la faim pendant trois jours.

Ce militant exige que le gouvernement durcisse un projet de loi exemptant le Premier ministre et de magistrats de haut rang d'être inquiétés en cas de soupçon de corruption. Le texte est actuellement examiné par le Parlement.

Sa campagne médiatique (Mouvement de l'Inde contre la corruption) a reçu le soutien de milliers de citoyens las des scandales à répétition.

"Il ne quittera pas la prison de Tihar (dans le nord de Delhi) tant qu'il n'aura pas la permission de jeûner indéfiniment", a assuré à l'AFP Aswathi Muralidharan, un porte-parole du mouvement.

Le militant a refusé de s'alimenter depuis son arrestation, a-t-il déclaré.

Son arrestation a entraîné des manifestations de soutien dans tout le pays et un rassemblement aux bougies s'est déroulé dans la nuit devant sa prison.

Environ 1.400 personnes ont été interpellées par la police mardi à New Delhi au motif qu'elles ne respectaient pas les consignes de la police concernant le nombre de personnes autorisées à se rassembler dans le parc choisi par Hazare, qui ne devait pas excéder 5.000.

Confinées dans un stade, elles ont été relâchées dans la soirée. Un porte-parole de la police, Rajan Bhagat, a déclaré qu'environ 250 manifestants avaient refusé de quitter le stade.

Depuis des mois, des militants radicaux utilisent la méthode du "jeûne jusqu'à la mort", inspirée du Mahatma Gandhi, comme moyen de pression politique. Le fort engouement populaire et médiatique a surpris le gouvernement, qui tente désormais de désamorcer chaque initiative.


 




 

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