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Infos militaires: Séoul consent à partager avec Tokyo, mais via les USA

Infos militaires: Séoul consent à partager avec Tokyo, mais via les USA
Des manifestants hostiles au Japon et à son Premier ministre Shinzo Abe défilent à Séoul en Corée du Sud, le 15 août 2019Jung Yeon-je

Le partage de renseignements militaires avec le Japon va continuer, mais via les Etats-Unis, a finalement décidé la Corée du Sud au lendemain de l'annonce par Séoul de la rupture unilatérale d'un accord avec Tokyo.

Les relations entre les deux pays asiatiques, alliés de Washington, n'en finissent plus de se détériorer, sur fond de vieux contentieux hérités du passé colonial japonais dans la péninsule coréenne (1910-1945).

La Corée du Sud avait annoncé jeudi qu'elle allait rompre un accord de partage direct de renseignements militaires avec le Japon - un pacte connu sous le nom de GSOMIA.

La brouille entre Tokyo et Séoul a connu une nette aggravation ces dernières semaines. Des tribunaux sud-coréens ont exigé d'entreprises japonaises qu'elles dédommagent des Sud-Coréens qui avaient été forcés de travailler dans leurs usines durant l'occupation japonaise.

Pour le Japon, ces questions sont réglées depuis la signature d'accords bilatéraux en 1965.

Le GSOMIA avait été conclu en novembre 2016 sous l'égide de Washington, dans le contexte de la montée en puissance des programmes balistiques et nucléaire nord-coréens.

Mais en lieu et place de l'accord, la Corée du Sud va dorénavant "utiliser activement le canal trilatéral d'échange d'informations, avec les Etats-Unis comme intermédiaire", a déclaré Kim Hyun-chong, un responsable de la sécurité nationale à la présidence sud-coréenne.

Jeudi, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'était dit "déçu" de la rupture de l'accord par Séoul et avait appelé les deux pays à "maintenir le dialogue".

Le Japon et la Corée du Sud sont tous les deux des démocraties, confrontées à une Chine qui monte en puissance et à une Corée du Nord détentrice de l'arme nucléaire. Ils sont de ce fait considérés comme de proches alliés par les Etats-Unis.

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