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Ingérence russe aux USA - Kushner et d'autres proches de Trump cités à témoigner devant le Congrès

Russie

(Belga) La commission judiciaire de la Chambre des représentants a décidé jeudi d'assigner à témoigner une douzaine de proches de Donald Trump, dont son gendre Jared Kushner, afin de déterminer si le président américain a tenté d'entraver l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection de 2016.

Cette commission contrôlée par les démocrates entend poursuivre ses investigations en dépit de l'achèvement de l'enquête russe du procureur Robert Mueller. Celui-ci a conclu à l'absence de preuve de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie mais il s'est montré beaucoup plus sévère à l'égard du président sur la question de l'obstruction à la justice, sans cependant recommander des poursuites. Les assignations approuvées jeudi et qui doivent encore être émises visent le gendre et conseiller de Donald Trump mais aussi une douzaine d'autres proches ou ex-proches du milliardaire républicain. Parmi ces personnalités figurent l'ancien ministre de la Justice Jeff Sessions, son ancien adjoint Rod Rosenstein, l'ancien chef de cabinet de la Maison Blanche John Kelly ou encore le patron de presse David Pecker, connu pour avoir facilité un paiement à une jeune femme pour prix de son silence sur une liaison présumée avec Donald Trump. "Nous chercherons sans relâche à obtenir leurs témoignages et leurs documents", a assuré Jerry Nadler, président de la commission. "Voilà que les démocrates demandent à entendre encore 12 personnes qui ont déjà passé des heures avec Robert Mueller", a déploré Donald Trump sur Twitter. "Et ils veulent réentendre Mueller, qui est hautement compromis et soumis aux conflits d'intérêt", a-t-il ajouté. Robert Mueller doit finalement lui aussi être auditionné publiquement le 17 juillet au Congrès, après avoir répété qu'il ne souhaitait pas être interrogé par les parlementaires. Lors de sa seule déclaration publique, le 29 mai au ministère de la Justice, le très discret procureur avait maintenu l'ambiguïté sur la question de l'entrave à la justice. "Si nous avions eu la conviction que le président n'avait clairement pas commis un délit, nous l'aurions dit", avait-il confié, avant d'affirmer que l'inculpation d'un président en exercice n'était pas "une option légale". Le Congrès a de son côté la possibilité de lancer une procédure de destitution ("impeachment") mais les démocrates sont très divisés sur cette question. (Belga)

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