Intempéries au Malawi: un barrage menace de céder selon les autorités

Intempéries au Malawi: un barrage menace de céder selon les autorités
Inondations à Bangula, dans le sud du Malawi, le 15 mars 2019AMOS GUMULIRA

Les autorités malawites ont prévenu jeudi qu'un barrage situé dans le sud du pays pourrait céder en cas de pluies violentes et continues, appelant la population vivant en aval à se préparer à évacuer si nécessaire.

Selon une experte, les inondations que pourraient provoquer la rupture du barrage se limiteraient au Malawi et n'affecteraient pas le Zimbabwe et le Mozambique voisin, frappés de plein fouet la semaine dernière par un cyclone qui a fait près de 400 morts.

Le Malawi a été épargné par le cyclone Idai, mais de fortes précipitations dans ce petit pays d'Afrique australe ont provoqué depuis début mars la mort d'au moins 60 personnes et le déplacement de milliers d'autres.

L'une des principales berges du barrage de Chagwa, dans le sud du Malawi, "s'est érodée en raison des fortes pluies" de ces derniers jours, a expliqué le ministère malawite de la Sécurité intérieure dans un communiqué jeudi.

Le barrage "va probablement céder en cas de pluies violentes et incessantes", a-t-il ajouté, alors que des précipitations sont encore attendues dans la région dans les prochains jours.

"Cela pourrait provoquer des inondations de la rivière Mulunguzi", a prévenu le ministère, qui a exhorté la population vivant près de la ville de Zomba et le long de la rivière d'être "encore plus en alerte et d'envisager des plans rapides d'évacuation en cas d'urgence".

Des ingénieurs se penchent actuellement sur la façon de réduire le volume de l'eau dans le barrage, a encore précisé le ministère.

Si le barrage venait à céder, l'eau coulerait en direction du sud du Malawi, vers le Mozambique.

Mais le barrage est relativement petit, selon Stéphanie Duvail, chargée de recherche à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et basée à Maputo. "Les inondations seront locales et ne toucheront pas le Mozambique", a-t-elle estimé, interrogée par l'AFP.

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