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Iran: Zaghari-Ratcliffe traitée en prison pour des crises de panique

Iran: Zaghari-Ratcliffe traitée en prison pour des crises de panique
Nazanin Zaghari-Ratcliffe et sa fille Gabriella, à Téhéran le 23 août 2018-

Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une Irano-Britannique de 39 ans emprisonnée à Téhéran depuis avril 2016, a été traitée en prison pour des crises de panique, a indiqué mercredi son mari.

La trentenaire a regagné sa prison dimanche après une permission de trois jours pour voir sa fille Gabriella, âgée de 4 ans.

"Nazanin a eu une crise d'angoisse aujourd'hui (mercredi) et hier (mardi)", a raconté son mari, Richard Ratcliffe, à l'AFP. "Elle a été soignée à la clinique de la prison et plusieurs demandes ont été faites pour qu'elle soit hospitalisée mais ça n'a pas encore été approuvé", a-t-il ajouté.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a transmis ses "pensées" et "prières" à Nazanin et sa famille, évoquant sur Twitter la "souffrance insupportable" de la mère de famille "d'être séparée de sa fille", et de voir "ses espoirs soulevés puis balayés". "Nous devons redoubler d'efforts pour trouver un moyen de la faire revenir à la maison", a-t-il ajouté sur le réseau social, relayant le hashtag #freeNazanin, appelant à la libération de sa compatriote.

Employée de la Fondation Thomson Reuters liée à l'agence de presse canado-britannique du même nom, Mme Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée le 3 avril 2016 à l'aéroport de Téhéran en compagnie de sa fille Gabriella, après avoir rendu visite à sa famille.

Elle a été condamnée en septembre 2016 à cinq ans de prison pour participation à des manifestations en 2009 visant à renverser le régime, ce qu'elle dément. La peine a été confirmée en appel en avril 2017.

Elle avait été libérée jeudi, pour trois jours, une permission que son mari avait qualifié de "lumière au bout du tunnel", y voyant une raison d'espérer une libération définitive.

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