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JO-2018: le meldonium, de "l'aspirine chez nous", selon un membre du CIO

JO-2018: le meldonium, de
Le Suisse Gian-Franco Kasper, membre du CIO, lors d'une session au siège de l'instance internationale à Pully près de Lausanne, le 5 décembre 2017LAURENT GILLIERON
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Le meldonium, produit interdit et à l'origine de la suspension d'un curleur russe aux Jeux olympiques de Pyeongchang, "c'est l'aspirine chez nous", a déclaré vendredi à l'AFP le Suisse Gian-Franco Kasper, membre du CIO qui doit se prononcer samedi sur une éventuelle levée de la suspension de la Russie.

"Un cas spécial comme celui-là, ça peut arriver à chaque nation", a minimisé M. Kasper, également président de la Fédération internationale de ski (FIS), dans un entretien à l'AFP.

Le Suisse fait partie, en compagnie notamment de l'ancien perchiste ukrainien Sergei Bubka, des 14 membres de la Commission exécutive du CIO, le gouvernement olympique, qui décidera samedi soir de lever ou non la suspension de la Russie. La décision sera ensuite soumise dimanche au vote des membres réunis en session, et probablement rendue publique seulement à ce moment-là.

"Le meldonium, c'est l'aspirine chez nous, c'est ce qu'on croit, et surtout en curling...", a également ajouté le Suisse, laissant entendre que ce produit n'a que peu d'effet.

C'est en raison d'un contrôle positif au meldonium que le curleur russe sous bannière olympique Alexander Krushelnitsky, a été reconnu coupable de violation aux règles antidopage et a perdu la médaille de bronze gagnée en double mixte avec sa femme.

Il "faut en terminer avec ces discussions de cour d'école qu'on a dans la presse", a estimé à ce sujet M. Kasper.

Le CIO a la possibilité de prononcer une levée "totale ou partielle" de la suspension du Comité olympique russe (ROC), a rappelé vendredi Mark Adams, porte-parole du président de l'instance, Thomas Bach.

Interrogé pour savoir ce que pourrait être une levée partielle de la suspension, M. Kasper estime que "l'on pourrait dire en théorie: +La Russie est admise de nouveau mais pas le président de son Comité national olympique+".

"Peut-être que c'est ça l'idée. Ce n'est pas non plus une question de drapeau, mais d'avoir les Russes de nouveau (...) Il faut donner la chance aux jeunes (russes) de prouver qu'ils sont clean", a ajouté M. Kasper.

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