JO-2018: le ministre des Sports russe défend la bonne foi de son curleur

JO-2018: le ministre des Sports russe défend la bonne foi de son curleur
Le curleur russe Alexander Krushelnitsky lors du double mixte, aux JO de Pyeongchang le 8 février 2018WANG Zhao
sport, Russie

Le curleur russe Alexander Krushelnitsky, contrôlé positif durant les JO-2018 à Pyeongchang, "n'a pas pu prendre intentionnellement" du meldonium, a déclaré mardi le ministre russe des Sports Pavel Kolobkov, cité par les agences russes.

"Il est évident que dans ce cas concret, il n'a pas pu prendre ce médicament interdit intentionnellement, cela n'aurait simplement aucun sens. Et le curling n'est pas le genre de sport dans lequel les athlètes malhonnêtes se dopent", a-t-il affirmé.

"C'est une erreur, sans aucun doute", a ajouté le ministre russe des Sports, précisant qu'il est "important de comprendre par la faute de qui cela est arrivé".

"C'est très difficile aujourd'hui pour Sacha (Krushelnitsky, ndlr) et tous ses coéquipiers, c'est pourquoi je les appelle à ne pas céder aux émotions, à éviter les spéculations. Personne n'accuse personne, mais les faits sont là. Il faut comprendre quand et comment ce médicament s'est retrouvé dans son organisme", a-t-il poursuivi.

Le Comité olympique russe, citant une déclaration des "athlètes olympiques de Russie", la dénomination officielle de la Russie aux JO, avait plus tôt confirmé que le meldonium était bien le produit interdit pris par Alexander Krushelnitsky, médaillé de bronze dans l'épreuve du curling mixte avec sa femme, Anastasia Bryzgalova.

Lundi, le Tribunal arbitral du sport, saisi de l'affaire, avait annoncé qu'Alexander Krushelnitsky avait été contrôlé positif, sans préciser la nature du produit en cause.

Le meldonium, surtout utilisé dans les pays d'Europe de l'Est, est normalement destiné à soigner les angines et les cardiopathies afin d'augmenter les performances des sujets malades. Son usage a été détourné notamment dans les épreuves de vitesse, car il accroît la vascularisation du muscle cardiaque.

Le curleur russe risque une suspension et la perte de sa médaille de bronze gagnée à Pyeongchang.

C'est un nouveau coup dur pour les JO et la Russie, montrée du doigt depuis deux ans avec les révélations du rapport McLaren sur les manipulations organisées par les autorités sportives russes dans le cadre des Jeux olympiques de Sotchi en 2014.

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