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Katy Perry à Paris: la pop acidulée s'empare de Bercy

Katy Perry à Paris: la pop acidulée s'empare de Bercy
Katy Perry lors d'un gala du Metropolitan Museum of Art à New York le 7 mai 2018Angela WEISS

Des flamands roses géants sur scène, des planètes qui apparaissent au plafond, une mascotte requin qui joue du piano avec ses pieds: la chanteuse pop Katy Perry offre à Bercy un show à l'américaine grandiose empreint de beaucoup d'auto-dérision.

Habillée en robe et cuissarde dorées, cheveux courts teintés violet et lunettes de soleil futuristes sur le nez, l'Américaine est arrivée sur scène tel un cyborg qui débarque sur Terre, installée sur une étoile géante scintillante suspendue au plafond, pour le premier de ses deux concerts parisiens, mardi.

Entourée de musiciens et d'une quinzaine de danseurs et choristes qui changent de costumes à la vitesse de l'éclair, la chanteuse de 33 ans a enchaîné pendant plus de deux heures ses tubes comme "California Gurls" ou "Firework", évoluant dans une succession de tableaux plus pop les uns que les autres.

Une palette de couleurs rose bonbon, jaune flashy et bleu turquoise, des décors inspirés d'Alice au pays des merveilles, un univers Pacman et jeux vidéos, du pole dance sur la tige d'une rose géante: ce show millimétré est redoutablement efficace et teinté de beaucoup de second degré. Comme lorsque la chanteuse, qui a sorti l'an passé son 4e album "Witness", effectue une compétition de piano contre une mascotte requin, avec les pieds sur un clavier géant installé au sol.

"Une bataille d'ego", qui rappelle le spectacle qu'elle avait donné en 2015 lors de la coupure du Superbowl américain, où un de ses danseurs - déguisé en squale et pas vraiment impeccable sur la chorégraphie - lui avait volé la vedette sur les réseaux sociaux.

En dépit des paillettes et autres artifices, il faut vraiment attendre "I Kissed a Girl", le tube qui l'a lancée en 2008, pour que le public de Bercy, jusqu'alors un peu "scotché", se lève véritablement. La performeuse, suspendue à cinq mètres de hauteur par un fil, exécute une chorégraphie à l'intérieur d'une bouche géante ultra pulpeuse qui s'ouvre et qui se ferme au rythme de la musique.

"La scénographie était folle, du début à la fin on en prend plein les yeux", a commenté à la sortie du concert Joachim, un fan parisien de 32 ans. Conquis, il regrette cependant "qu'elle n'ait pas plus chanté de ballade et de slow, ça manquait un peu d'émotion, je n'ai pas eu de frisson."

Deuxième concert de la star américaine ce mercredi soir.

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