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Khamenei promet de ne jamais "livrer l'Iran à l'ennemi"

Khamenei promet de ne jamais
Une photo fournie par le bureau du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, le montre le 4 octobre 2018 saluant des dizaines de milliers de miliciens islamiques ("bassidjis") réunis au stade HO

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a affirmé jeudi qu'il n'autoriserait "jamais" que l'Iran soit livré à ses ennemis alors que les relations entre la République islamique et les Etats-Unis sont de nouveau au plus bas.

"Faire courir l'idée, conformément aux souhaits de l'ennemi, qu'il n'y a pas d'autre solution que de se livrer à l'ennemi, c'est la pire des trahisons vis-à-vis de la nation iranienne, et cela n'arrivera pas", a déclaré l'ayatollah Khamenei dans un discours à Téhéran retransmis par la télévision d’Etat.

"Avec l'aide de Dieu, tant que je suis vivant et en capacité, et avec votre aide, je n'autoriserai jamais qu'une telle chose arrive", a ajouté le numéro un iranien devant plusieurs dizaines de milliers de miliciens islamiques ("bassidjis") réunis au stade Azadi.

Le terme "ennemi" englobe généralement pour l'Iran l'ensemble des ennemis du pays et de l'islam, au premier rang desquels les Etats-Unis, qualifiés de "Grand Satan" par les autorités iraniennes.

Revenant sur les sanctions économiques rétablies par les Etats-Unis contre l'Iran en août après la dénonciation unilatérale par Washington de l'accord international sur le nucléaire iranien, M. Khamenei a assuré que celles-ci ne viendraient pas à bout de son pays, contrairement à ce qu'espère selon lui la Maison Blanche.

"Notre économie nationale peut surmonter les sanctions, et avec l'aide de Dieu nous les mettrons en échec, et cette défaite signifiera la défaite de l'Amérique et que l'Amérique recevra une nouvelle gifle de la nation iranienne", a-t-il dit.

Mercredi, la Cour internationale de justice (CIJ), saisie par Téhéran, a ordonné aux Etats-Unis de suspendre certaines sanctions contre l'Iran visant des importations "à des fins humanitaires".

La décision de la Cour a été accueillie comme une "victoire" par l'Iran, mais Washington a indiqué n'avoir aucune intention de suivre l'avis des juges de La Haye en annonçant mettre fin au "traité d'amitié" irano-américain de 1955 sur la base duquel l'Iran avait présenté sa plainte à la CIJ.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a réagi à cette abrogation unilatérale en qualifiant Washington de "régime hors la loi".

L'Iran et les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980.

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