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Kinshasa plaide pour un "redimensionnement" à la baisse de la Monusco

Kinshasa plaide pour un

(Belga) Le gouvernement congolais a plaidé samedi pour un "redimensionnement" de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), avec une baisse des effectifs et une spécialisation dans la lutte contre les groupes armés. Kinshasa souhaite un "redimensionnement qualitatif" de la Monusco, "avec moins de troupes mais plus spécialisées dans la traque des groupes armés", selon un compte-rendu du conseil des ministres. "Priorité devra donc être donnée à la Brigade d'intervention, fer de lance du partenariat Monusco-FARDC (armée congolaise)", a-t-il insisté.

Le président Joseph Kabila avait eu des mots très durs envers la Monusco lors de sa conférence de presse du 26 janvier, affirmant que la force onusienne au Congo, la plus importante au monde, n'avait "éradiqué" aucun groupe armé depuis son arrivée en 1999. Une déclaration qui était intervenue alors que la RDC traverse une grave crise politique, et alors que les Nations unies préparent pour le mois de mars le renouvellement du mandat de la Monusco à travers une nouvelle résolution. Celle-ci pourrait mettre l'accent sur la protection des civils et l'accompagnement du processus électoral en vue du scrutin présidentiel, maintes fois retardé et désormais prévu le 23 décembre. Alors que les pressions occidentales s'accroissent sur Kinshasa, le gouvernement congolais a annoncé que 15 personnalités visées par des sanctions de l'Union européenne pour entrave au processus électoral, dont le ministre de la Communication Lambert Mende et le chef de la redoutable Agence nationale de renseignements (ANR), avaient "demandé officiellement au Conseil de l'Union européenne de se voir transmettre les éléments dont il disposerait à leur charge et de les entendre le plus rapidement possible, le cas échéant à Kinshasa", dans un communiqué daté de jeudi et reçu samedi par l'AFP. Deux avocats à Bruxelles ont été chargés de déposer cette demande. (Belga)

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