L'appel de Trump à contribution des membres de l'Otan a fonctionné

(Belga) L'appel de Donald Trump aux autres pays membres de l'Otan à augmenter leurs dépenses militaires a fonctionné, a estimé dimanche le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg.

"D'ici la fin de l'année prochaine, les alliés de l'Otan auront ajouté" quelque "100 milliards de dollars supplémentaires pour la défense", a déclaré sur la chaîne Fox News M. Stoltenberg. "Nous voyons que le message clair du président Trump a un impact", a-t-il indiqué, parlant d'une "bonne nouvelle" pour qualifier la hausse de ces dépenses. Le 45e président des Etats-Unis réclame régulièrement aux autres partenaires de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord d'augmenter leurs dépenses militaires. "Nous serons avec l'Otan à 100%, mais comme je l'ai dit aux pays (membres de l'Alliance), vous devez changer de braquet et vous devez payer", avait encore déclaré Donald Trump depuis le Pentagone le 17 janvier. Le président républicain s'est félicité sur Twitter de cette nouvelle annoncée par le secrétaire général de l'Otan. "Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l'Otan, vient d'affirmer que grâce à moi l'Otan a été en mesure de récolter bien plus d'argent de ses membres que jamais auparavant, après des années de déclin", a écrit sur Twitter le président américain. "Ca s'appelle le partage du fardeau. Plus unis aussi", a-t-il poursuivi. Mais son attachement à l'alliance atlantique avait suscité des interrogations récemment, le New York Times rapportant que l'an dernier, Donald Trump aurait, à de multiples reprises, confié à de hauts responsables américains qu'il ne voyait pas l'intérêt de l'Otan et que les Etats-unis devraient s'en retirer. Ces responsables et ex-responsables de l'administration, non identifiés, avaient indiqué au journal qu'ils craignaient que le président américain ne réitère cette menace lors du sommet tumultueux de l'Otan de juillet 2018, lorsqu'il avait accusé les alliés de ne pas participer suffisamment aux frais de l'alliance militaire. L'entourage de M. Trump était finalement parvenu à sauver la situation, mais des rumeurs avaient circulé à Bruxelles sur des menaces du président américain de quitter l'alliance, créée en pleine Guerre froide pour assurer la sécurité de l'Europe occidentale face à l'Union soviétique. (Belga)

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