L'Arabie dit avoir intercepté deux missiles en provenance du Yémen

(Belga) La défense antiaérienne saoudienne a intercepté dimanche deux missiles balistiques tirés d'une zone rebelle au Yémen et visant la capitale saoudienne Ryad, a rapporté un média d'Etat saoudien.

"Deux missiles balistiques tirés par les rebelles Houthis ont été interceptés au dessus de Ryad", a dit la chaîne de télévision Al Ekbariya sans faire état de victime ou de dégâts. Les Houthis, soutenus par l'Iran, ont revendiqué ces tirs via leur télévision al Massirah, indiquant qu'ils ont visé le ministère de la Défense à Ryad et que leur objectif a été touché. Mais un porte-parole de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite et intervenant au Yémen a démenti que le ministère ait été touché. Un journaliste de l'AFP a entendu au moins quatre fortes explosions à Ryad, qui a déjà été dans le passé la cible de tirs de missiles Houthis. Les rebelles Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa et d'autres régions du Yémen, tirent régulièrement des missiles en direction de l'Arabie saoudite, fer de lance de la coalition qui soutient les forces gouvernementales yéménites. Ils affirment souvent que leurs missiles atteignent leurs objectifs alors que l'Arabie saoudite assure généralement les intercepter. L'Arabie saoudite accuse l'Iran, puissance régionale rivale, de fournir des missiles aux rebelles yéménites. L'Iran reconnaît soutenir politiquement les Houthis mais nie tout appui militaire. Les derniers tirs interviennent alors que les forces progouvernementales yéménites ont lancé le 13 juin une offensive pour reprendre aux rebelles la ville portuaire stratégique de Hodeida, dans l'ouest du pays. Cette opération a permis à ces forces de reprendre l'aéroport situé au sud de la ville et distant de 8 km du port, qui représente le principal point d'entrée des importations de marchandises, notamment l'aide humanitaire. Le conflit au Yémen a fait près de 10.000 morts et plus de 55.000 blessés depuis mars 2015 --date de l'intervention de la coalition en aide au gouvernement--, et provoqué "la pire crise humanitaire du monde", selon l'ONU. (Belga)

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