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L'Australie scrute les interférences étrangères dans ses universités

L'Australie scrute les interférences étrangères dans ses universités
education, Chine

(Belga) Le gouvernement australien a annoncé mercredi la mise en place d'un groupe de travail sur les "interférences étrangères" dans ses universités afin de mieux protéger les recherches académiques et la liberté d'expression. Les campus australiens ont été récemment le théâtre de débordements entre étudiants pro-démocratie hongkongais et sympathisants du régime communiste chinois.

Le ministre de l'éducation australien Dan Tehan a annoncé la mise sur pied d'un groupe de travail rassemblant les agences de sécurité, le gouvernement et les universités pour évaluer l'interférence étrangère dans le secteur de l'éducation. Les étudiants étrangers représentent près d'un quart des inscrits dans les universités australiennes, dont un tiers sont des ressortissants chinois. Ce groupe de travail se concentrera sur la cybersécurité et la prévention du vol de la propriété intellectuelle et des recherches, mais aussi sur la liberté d'expression. Les étudiants seront sondés pour "mesurer la diversité d'opinions sur les campus et s'ils estiment être à même d'exprimer des points de vue non conformistes", a indiqué le ministre. Cette annonce de Canberra intervient après une répétition d'incidents sur les campus australiens où des manifestations et contre-manifestations, parfois violentes, ont été organisées par des sympathisants au mouvement pro-démocratie à Hong Kong et des étudiants Chinois défendant le régime de Pékin. En juillet dernier, une enquête a en outre été ouverte sur les partenariats - financiers entre autres - des Instituts Confucius, réseau d'organe de promotion de la culture chinoise, avec des universités australiennes. Un rapport publié en début de semaine par "The Center for Independent Studies" a mis en lumière un "pari à plusieurs millions avec l'argent du contribuable" pris par les universités australiennes qui dépendent dans une large mesure des revenus générés par les inscriptions des étudiants étrangers, considérés comme des "vaches à lait". L'étude pointait que les recettes des sept établissements académiques passés en revue dépendaient à hauteur de 13 à 23% des inscriptions des étudiants chinois seuls. (Belga)

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