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L'économie, atout majeur de Donald Trump dans la campagne électorale

L'économie, atout majeur de Donald Trump dans la campagne électorale
Le président américain Donald Trump lors d'un meeting à Rochester, le 4 octobre 2018 dans le MinnesotaMANDEL NGAN

L'insolente santé de l'économie américaine constitue la carte majeure du président Donald Trump pour les élections de mi-mandat, qui se dérouleront dans un mois, le 6 novembre.

Le milliardaire républicain, qui multiplie les meetings de campagne, ne se prive pas d'en faire référence. Pour autant, si tous les feux sont actuellement au vert, les nuages s'accumulent à l'horizon.

- Le boom économique, une réalité

"Notre économie enregistre des records virtuellement sur tous les fronts!." "L'économie est florissante comme jamais elle ne l'a été!." Quand il s'agit de parler de l'économie des Etats-Unis, l'hôte de la Maison Blanche ne lésine pas sur les superlatifs.

Ils ne s'établissent certes pas toujours à des niveaux record, comme l'affirme le président américain, mais les indicateurs économiques témoignent d'une économie qui se porte bien et même très bien: l'inflation est sous contrôle (2,2%), la confiance des ménages atteint régulièrement des sommets, la consommation des ménages --moteur de la croissance-- est en hausse.

A 4,2% au deuxième trimestre, la croissance a, elle, enregistré la plus forte allure depuis quatre ans. Et celle du troisième trimestre devrait rester très soutenue, prédisent les économistes.

Quant au taux de chômage, il est tombé en septembre à 3,7%, son plus bas niveau depuis décembre 1969. L'administration Trump aime aussi à souligner que le taux de chômage dans les communautés hispanique et noire a fortement diminué depuis que l'ancien homme d'affaires est président, même s'il reste largement supérieur à celui des blancs.

- Quel est l'apport de Donald Trump?

Donald Trump est arrivé à la Maison Blanche quand l'économie avait déjà été assainie par l'administration de son prédécesseur, Barack Obama, qui, lui, avait pris ses fonctions dans un pays en proie à une profonde récession consécutive à la crise financière de 2008.

L'administration Trump a ensuite surfé sur une conjoncture plus favorable en concoctant un stimulus fiscal et budgétaire qui a dynamisé davantage la croissance.

Mesure phare de son mandat, la réforme fiscale adoptée fin 2017 --la plus importante depuis 30 ans-- a réduit certains impôts sur le revenu, et surtout abaissé nettement l'impôt sur les sociétés, de 35% à 21%.

Le profil de Donald Trump, un milliardaire du monde des affaires, a par ailleurs contribué à la confiance à Wall Street: le Dow Jones s'affiche actuellement en hausse de 45% depuis l'élection présidentielle en novembre 2016 et de 38% depuis le jour de l'inauguration en janvier 2017.

- Quels sont les risques?

Les risques de faire dérailler la première économie du monde sont multiples, préviennent, unanimes, les économistes.

Déjà, les effets du stimulus fiscal et budgétaire vont finir par s'estomper avec un ralentissement attendu dès 2020, selon le Fonds monétaire international (FMI).

En outre, ce sont ces mêmes mesures qui gonflent la dette et le déficit budgétaire, qui a atteint fin septembre près de 1.000 milliards de dollars, laissant peu d'espace fiscal pour soutenir l'économie si besoin est.

Par ailleurs, la guerre des tarifs douaniers entre Washington et Pékin pourrait ébranler la confiance des ménages et des entreprises en faisant grimper les prix à l'importation.

Quant aux prix du pétrole, ils sont repartis à la hausse en raison des tensions entre Washington et Téhéran. Mercredi, ils avaient même clôturé à leur plus haut niveau depuis 2014, à New York comme à Londres.

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