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L'Egypte déplore à nouveau la mise aux enchères d'une tête de Toutankhamon à Londres

L'Egypte déplore à nouveau la mise aux enchères d'une tête de Toutankhamon à Londres
Une tête sculptée du pharaon Toutankhamon, vieille de plus de 3.000 ans, sur une photo publiée le 26 juin 2019 par la maison de ventes Christie'sHO

Les autorités égyptiennes ont à nouveau déploré mercredi la mise aux enchères prévue jeudi à Londres par la maison Christie's d'un portrait sculpté du pharaon Toutankhamon, malgré les demandes d'annulation répétées du Caire.

Dans un communiqué, les ministères égyptiens des Affaires étrangères et des Antiquités ont affirmé qu'une première vente aux enchères de pièces égyptiennes avait eu lieu mercredi chez Christie's malgré "les demandes égyptiennes légitimes ces dernières semaines", notamment concernant l'obtention des certificats d'acquisition des oeuvres.

Cette vente est "en contradiction avec les accords internationaux et les conventions", est-il précisé dans le communiqué. "La salle des ventes n'a jusqu'à présent pas fourni les papiers aux autorités égyptiennes."

"L'ambassade (d'Egypte en Grande-Bretagne) est désolée que la salle des ventes envisage de conduire une nouvelle vente demain (jeudi) avec des artéfacts égyptiens, dont la tête de Toutankhamon, sans s'assurer de (l'obtention) des papiers" nécessaires à la vente, est-il encore ajouté dans le communiqué.

Cette tête en quartzite brun de plus de 3.000 ans, et mesurant 28,5 cm de haut, est estimée à plus de 4 millions de livres sterling (4,5 millions d'euros). Elle représente le dieu Amon sous les traits du pharaon Toutankhamon, "une façon de mettre le souverain au même niveau que les dieux", selon Christie's.

Chez Christie's, une porte-parole a affirmé à l'AFP que la maison d'enchères ne proposerait à la vente "aucun objet dont la propriété ou l'exportation soulèveraient des questions". Elle a précisé que l'ambassade d'Egypte avait été prévenue en avance de la vente.

Le lot proposé aux enchères a été acheté en 1985 à Heinz Herzer, un marchand d'art de Munich (Allemagne). Il était auparavant aux mains de Joseph Messina, un Autrichien qui l'avait acquis vers 1973-1974 auprès du prince Wilhelm von Thurn und Taxis, lequel l'avait en sa possession depuis, semble-t-il, les années 1960.

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