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L'élection de Bolsonaro ne surprend pas ce spécialiste: "une défiance de la population vis-à-vis des élites politiques"

La victoire de Jair Bolsonaro à l'élection présidentielle brésilienne n'est pas une surprise. C'est l'avis de Frédéric Louault, chercheur au CEVIPOL, qui considère que plusieurs facteurs ont favorisé l'émergence du candidat d'extrême droite, élu président hier.

"Il a fait un tel score en s’appuyant sur le climat politique du Brésil", explique-t-il dans le 13 heures. "Une crise économique, une crise de défiance de la population vis-à-vis des élites politiques traditionnelles, un rejet fort de la gauche qui a gouverné le pays pendant près de quatre mandats  et un rejet tout aussi fort, ou presque aussi fort du moins, de la droite qui a récupéré le pouvoir entre 2016 et 2018 et qui s’est avéré incapable de remettre le Brésil sur les rails".

Il estime que Bolsonaro devra relever une série de défis lors de sa présidence. "Il y a différents chantiers pour le Brésil: un chantier de reconstruction de l’économie et surtout un chantier sécuritaire sur lequel Jair Bolsonero a surfé en se faisant le candidat de la lutte contre l’insécurité, de la lutte contre la corruption en simplifiant à l’extrême les enjeux politiques et en occupant l’espace laissé vaquant par la droite traditionnelle", explique Frédéric Louault.

Jair Bolsonaro prendra ses fonctions le 1er janvier prochain. 

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