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L'épopée de l'Arctic Sea enfin connue: un scénario digne d'un James Bond

 
 

Le feuilleton de l’été de l’Arctic Sea commence à s’éclaircir. Le bateau, mystérieusement disparu en juillet dernier, aurait été utilisé par la mafia russe pour livrer des missiles à l’Iran.

La saga de l’Arctic Sea nous aura tenus en haleine une grande partie de l’été. Aujourd’hui, le mystère commence à s’éclaircir. Ce cargo avait été détourné le 24 juillet dernier par d’étranges pirates dans les eaux suédoises, avant d’être retrouvé trois semaines plus tard au large du Cap-Vert. Cette affaire de piratage avait fait l’objet de multiples spéculations. D’autant plus que les autorités russes restaient étonnement très silencieuses sur les preneurs d’otages et sur la cargaison qui n'avait à priori aucune importance stratégique: du bois, d'une valeur estimée à 1,5 millions d’euros et destiné à l’Algérie.

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En réalité, le navire a visiblement été détourné par des services secrets pour y récupérer des missiles à destination de l’Iran. L’Arctic Sea avait en effet été affrété par la mafia russe afin de livrer ces armes qui pourraient remettre en cause à elles seules l’équilibre des forces stratégiques au Moyen-Orient. C’est le Mossad, les services israéliens de renseignement, qui aurait découvert l’opération mafieuse. Seule une inconnue subsiste : ce sont les Russes ou les Israéliens qui sont alors intervenus ?

Les services secrets russes ou israéliens ?

Selon un premier scénario, ce sont la Russie et l’Otan, informées de cette manipulation par le Mossad, qui auraient stoppé l’Artic Sea. Huit "pirates", qui étaient en fait des membres des forces spéciales russes, auraient pris le contrôle du navire, avant de l’emmener loin en haute mer, à l’abri des caméras. La Russie pouvait ainsi récupérer son précieux bien, en sauvant les apparences.

Mais une autre version des faits circule : ce seraient les Israéliens qui auraient détecté le manège et auraient directement agi. Ce sont eux qui auraient pris d’assaut le navire dans les eaux suédoises, assumant le commandement des opérations jusqu’à la remise de l’Arctic Sea aux Russes. L’Etat hébreux conteste cependant ce scénario.

La seule certitude dans cette affaire, c’est que Tel Aviv et Moscou ont bel et bien coopéré étroitement pour empêcher les missiles sol-air S-300 d’arriver en Algérie.





 

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