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L'ex-chef du FBI a enfreint les règles en conservant des notes d'échanges avec Trump

L'ex-chef du FBI a enfreint les règles en conservant des notes d'échanges avec Trump
James Comey, l'ancien directeur du FBI limogé par Donald Trump, lors d'une audience en juin 2017 devant le Congrès à Washington Brendan Smialowski

L'ex-directeur du FBI James Comey a violé les règles de la police fédérale américaine en conservant des comptes-rendus de ses échanges avec Donald Trump, mais n'a pas transmis d'informations confidentielles à la presse, selon un rapport officiel publié jeudi.

James Comey, limogé en mai 2017 et devenu très critique envers le président républicain, ne sera pas poursuivi en justice pour avoir enfreint les procédures. Il pourrait en revanche subir des sanctions administratives, selon le ministère de la Justice.

Entre janvier et avril 2017, le haut responsable avait dressé des compte-rendus à l'issue de sept rencontres avec Donald Trump.

Selon certains extraits, publiés dans la presse, le président lui avait demandé d'abandonner l'enquête contre l'un de ses conseillers mis en cause dans le cadre des investigations sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle de 2016.

Ces informations ont participé à la nomination du procureur spécial Robert Mueller, qui a enquêté pendant près de deux ans sur une possible collusion entre Moscou et l'équipe de campagne du milliardaire new-yorkais.

Furieux, Donald Trump a accusé à plusieurs reprises James Comey d'être un "menteur" et d'avoir organisé ces fuites.

L'ancien chef du FBI s'est bien affranchi des règles en conservant à son domicile certaines copies de ses notes, en les partageant avec ses avocats et en autorisant l'un d'entre eux à transmettre des passages à un journaliste, a conclu l'inspecteur général du ministère de la Justice.

Les notes transmises ne contenaient toutefois aucune information classifiée, a souligné cette autorité indépendante chargée de traquer les abus dans les entités dépendant du ministère.

- "Honte" -

"Comey avait d'autres options légales à sa disposition pour plaider pour la nomination d'un procureur spécial", écrit l'inspecteur général, en lui reprochant d'avoir donné "un mauvais exemple".

Malgré ces critiques, James Comey a immédiatement souligné sur Twitter que l'inspecteur n'avait "trouvé aucune preuve" de fuite "d'information classifiée". "Je n'ai pas besoin d'excuses publiques de ceux qui m'ont diffamé, mais un petit message, avec +désolé nous avons menti à votre sujet+, serait sympa", a-t-il ajouté.

Donald Trump ne l'a pas entendu de cette oreille. James Comey a été "fustigé et humilié" par l'inspecteur général et devrait "avoir honte", a-t-il jugé dans un tweet.

James Comey est un "menteur avéré", a renchéri la Maison Blanche dans un communiqué. "Parce qu'il a fait fuiter sans vergogne des informations dans la presse, en violation flagrante des règles du FBI, la Nation a été obligée d'endurer deux ans d'une chasse aux sorcières sans fondement", a ajouté sa porte-parole Stephanie Grisham.

La nomination d'un procureur spécial a empoisonné la première moitié du mandat de Donald Trump qui n'a cessé de dénoncer une "chasse aux sorcières" orchestrée par ses opposants pour lui nuire.

Dans ses conclusions rendues publiques en avril, Robert Mueller a expliqué ne pas avoir trouvé de preuves d'une entente entre Moscou et l'équipe de campagne Trump, tout en énumérant une série de pressions troublantes exercées par le président sur son enquête.

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