L'ex-présidente argentine Kirchner sera jugée pour corruption

L'ex-présidente argentine Kirchner sera jugée pour corruption
L'ex-présidente argentine Cristina Kirchner prête serment comme sénatrice, le 29 novembre 2017 à Buenos AiresGABRIEL CANO

Un juge a ordonné vendredi le renvoi de l'ex-présidente argentine Cristina Kirchner devant un tribunal dans le cadre d'une affaire d'attribution frauduleuses de marchés publics en Patagonie.

La date du procès n'a pas encore été fixée. Selon la loi argentine, la sénatrice peut être jugée et condamnée, mais son immunité parlementaire la protège d'un emprisonnement.

Le juge fédéral Julián Ercolini a également ordonné le jugement de deux proches des ex-présidents Nestor et Cristina Kirchner, au pouvoir de 2003 à 2015: l'ex-ministre Julio de Vido et le chef d'entreprise du BTP, Lazaro Baez.

Tous les trois sont soupçonnés d'"association illicite" et "d'irrégularités dans l'attribution de marchés publics dans la province de Santa Cruz", et d'avoir tiré un profit des chantiers attribués au Groupe Austral pour 2,4 milliards de dollars, selon le Centre d'information judiciaire (CIJ).

Se disant innocente, Mme Kirchner, une avocate de 65 ans, avait manifesté voici quelques mois son désir de s'expliquer au plus vite devant la justice, pour apporter "un éclaircissement définitif et public".

Les coaccusés de Mme Kirchner, MM. Báez et De Vido sont en prison préventive.

La fin de douze ans de présidence du couple Kirchner, en 2015, a ouvert la voie à des procédures contre Cristina Kirchner. Elle est notamment poursuivie dans deux autres affaires: un délit économique portant sur des opérations de la Banque centrale, et une accusation d'entrave à l'enquête sur l'attentat contre l'AMIA, le bâtiment abritant les institutions juives d'Argentine, en 1994.

Mme Kirchner, élue sénatrice en octobre dernier à la tête de son nouveau parti Unité citoyenne (gauche), est la principale opposante au président de centre-droit Mauricio Macri, qui lui a succédé fin 2015.

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