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L'université de Nanterre rouvre sous surveillance

L'université de Nanterre rouvre sous surveillance
Des étudiants et des gendarmes face à face devant l'université de Nanterre le 9 avril 2018CHRISTOPHE ARCHAMBAULT
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L'université de Nanterre a rouvert mardi matin, malgré quelques tentatives de blocage d'opposants à la réforme sur l'accès à l'enseignement supérieur, sous la surveillance des forces de l'ordre après une intervention musclée la veille, a constaté un journaliste de l'AFP.

"L'université n'est pas fermée administrativement aujourd'hui", a indiqué le service de communication de l'université qui n'a déploré "aucun incident sur le campus durant la nuit". "Des étudiants essaient de bloquer certains bâtiments", mais dans un contexte "normal" de mobilisation, a-t-on précisé de même source.

Une assemblée générale devait se tenir en milieu de matinée en présence de quelques centaines d'étudiants et de professeurs, a constaté l'AFP.

La veille, le président de la faculté de Nanterre, Jean-François Balaudé, avait décidé de fermer l'université jusqu'à lundi soir minimum. Il avait requis l'intervention des CRS pour déloger une trentaine de jeunes qui occupaient un bâtiment et qui étaient, selon lui, "extérieurs" à son établissement, "de type +autonomes+", avait-il précisé.

A l'issue de l'intervention musclée des forces de l'ordre, sept personnes ont été interpellées. Six d'entre elles, âgées de 19 à 28 ans, ont été placées en garde à vue pour "violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique" et/ou "dégradations volontaires de biens publics", selon la police.

Relâché lundi soir, le septième interpellé, âgé de 19 ans et qui était muni d'un couteau au moment des faits, sera convoqué ultérieurement.

A Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), proche de Nanterre, des tentatives de blocage ont par ailleurs eu lieu mardi matin, selon une source policière.

Une trentaine de lycéens s'opposant "à la réforme du bac, Parcoursup et en solidarité avec les étudiants de Nanterre", ont tenté de bloquer les entrées du lycée Eugène-Ionesco avec des poubelles et barrières de chantier. Le personnel a rapidement débloqué les entrées.

Une trentaine d'élèves ont également tenté de bloquer le collège Victor-Hugo avec des containers à poubelle. "Non à la sélection de l'université", proclamait une banderole. "Tout est rapidement rentré dans l'ordre", selon la même source policière.

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