En ce moment
 
 

La coalition menée par Ryad dit avoir "détruit" des sites de drones au Yémen

La coalition menée par Ryad dit avoir
Des enfants ramassent des éclats de métal après la destruction par la coalition menée par Ryad d'un présumé atelier de fabrication de drones, le 20 janvier 2019Mohammed HUWAIS

La coalition militaire intervenant sous commandement saoudien au Yémen a déclaré dimanche avoir "détruit" sept cibles rebelles autour de Sanaa, dont des sites utilisés pour fabriquer, stocker et faire décoller des drones.

La coalition, qui intervient depuis 2015 dans le pays en guerre, a mené une opération "pour détruire des cibles militaires légitimes incluant des capacités de drone" autour de Sanaa, contrôlée par les rebelles Houthis, a déclaré le colonel saoudien Turki al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Selon des images filmées par l'AFP, une série d'explosions nocturnes a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche à travers la région de la capitale yéménite.

Ces explosions interviennent dix jours après la revendication par les Houthis d'une attaque de drones contre une base militaire, qui avait fait sept morts parmi des loyalistes soutenus par l'Arabie saoudite.

Selon le colonel Maliki, les "cibles détruites" sont, entre autres, des lieux de stockage de drones, ainsi que des ateliers de fabrication de drones et de bombes, avec des sites d'essai et de lancement.

Dans un point de presse dimanche soir à Ryad, le colonel Maliki a précisé, vidéos à l'appui, que sept sites militaires autour de Sanaa avaient été pris pour cible, accusant l'Iran d'avoir fourni aux rebelles des drones et le savoir-faire technique pour lancer ce genre d'engins.

Aucun civil yéménite n'a été touché dans les bombardements menés avec précision en dépit du fait que les sites visés étaient "dissimulés dans des quartiers résidentiels", a-t-il assuré.

Depuis le début de la guerre au Yémen, l'Arabie saoudite accuse l'Iran d'aider militairement les rebelles Houthis qui se sont emparés de vastes territoires, dont la capitale Sanaa et le grand port de l'ouest Hodeida.

Des pourparlers de paix entre le gouvernement yéménite et les rebelles Houthis se sont tenus le mois dernier en Suède sous l'égide de l'ONU. Une trêve a été conclue à Hodeida, mais elle reste fragile.

Le colonel Maliki a accusé dimanche les rebelles d'avoir "violé à 680 reprises" la trêve depuis son entrée en vigueur le 18 décembre.

Vos commentaires