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La prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe bloquée par des surveillants

La prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe bloquée par des surveillants
Feu allumé par des gardiens de la prison d'Alençon-Condé-sur-Sarthe, mercredi 6 mars 2019JEAN-FRANCOIS MONIER

La prison d'Alençon/Condé-sur-Sarthe (Orne), où deux surveillants ont été grièvement poignardés mardi par un détenu radicalisé qui a été interpellé ensuite dans l'assaut du Raid au cours duquel sa compagne a été tuée, était bloquée mercredi par une soixantaine de surveillants, a constaté une journaliste de l'AFP.

Plusieurs autres établissements étaient également touchés par des blocages ou des débrayages mercredi matin, selon des sources syndicales.

Devant l’établissement de Condé, les gardiens de prison ont allumé un feu, faisant brûler des pneus et des palettes, d'après une journaliste de l'AFP présente sur place.

Mardi, après l'agression le matin des deux surveillants avec des couteaux en céramique, Michaël Chiolo, 27 ans, qui purgeait une peine de trente ans et radicalisé en prison, s'était retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale de la prison.

Après de vaines tentatives de négociations, le RAID avait lancé l'assaut vers 18h40, conduisant à l'interpellation du détenu et au décès de sa compagne.

Le procureur de la République de Paris Rémy Heitz a expliqué que le détenu a affirmé vouloir "venger" Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg le 12 décembre 2018, tandis que l'attaque a été qualifiée de "terroriste" par la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

En réaction à ces événements, environ 200 personnes étaient bloquées devant la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), la plus grande d'Europe, a-t-on appris de source syndicale. "Les collègues veulent aller bosser mais on ne les laisse pas, on ne les envoie pas dans un mouroir", a déclaré à l'AFP Thibault Capelle, délégué local FO-Pénitentiaire.

Des débrayages ou des blocages des entrées de prison ont également été signalés dans d'autres établissements par des syndicats un peu partout en France comme au centre pénitentiaire de Longuenesse (Pas-de-Calais), à Grasse (Alpes-maritimes), au Muret (Haute-Garonne), Foix (Ariège) ou encore Nantes.

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