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La Russie menace les avions de la coalition, dont les F-16 belges en Syrie

La Russie menace les avions de la coalition, dont les F-16 belges en Syrie
Syrie

Après la destruction dimanche d'un chasseur syrien par un avion américain, la Russie a haussé le ton et brandi la menace d’une réplique, tout en annonçant la suspension de son canal de communication militaire avec les États-Unis. La coalition internationale se retrouve affaiblie.

Un avion militaire syrien abattu en plein vol par un chasseur américain, une première depuis le début du conflit en Syrie. Dimanche, des troupes au sol, soutenues par les Etats-Unis sont bombardées.

Immédiatement, le commandant américain fait abattre l'avion syrien par un chasseur aérien. Un geste d'auto-défense selon Washington mais le grand allier de la Syrie n'apprécie pas. Depuis lundi, la Russie menace la coalition. Or nos F-16 en font partie.

"Ils ont un peu bombé le torse en disant que tout ce qui volerait avec immatriculation de la coalition à l'ouest de l'Euphrate serait poursuivi par des radars de tir", explique Frederik Vansina, commandant de la composante Air. "C'est un acte agressif et hostile. En principe, les avions doivent réagir comme si il y avait des attaques contre eux."

Hier et aujourd'hui la coalition n'a pas survolé la Syrie. Pour jeudi, cela reste confidentiel. L'ONU s'est dit inquiété par un risque d'escalade militaire.

Les Australiens ont décidé de provisoirement arrêter le survol du pays. Pas les Belges mais les pilotes multiplient les précautions.


"Ils sont équipés de missiles très performants"

"On a beaucoup de respect pour le système de défense aérienne russe. Ils sont équipés de radars et de missiles très performants donc il est clair que quand nous sommes appelés à opérer, nous faisons une très bonne analyse de la menace. Nos F-16 sont protégés avec des systèmes de contre-mesure électronique", ajoute Frederik Vansina. 

Les Russes ont également déclaré vouloir fermer le canal de communication qui évitait les incidents entre les deux forces. Les militaires et les diplomates tentent maintenant de calmer le jeu.

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