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Le chef de l'Onu et Greta Thunberg sermonnent la planète

Le chef de l'Onu et Greta Thunberg sermonnent la planète

(Belga) Le secrétaire général de l'Onu Antonio Guterres et la jeune activiste Greta Thunberg ont ouvert lundi le Sommet Action Climat, à New York, par des mots durs à l'égard des décideurs politiques accusés de fuir leurs responsabilités dans la lutte contre le changement climatique.

"Ma génération a manqué à son devoir de protéger notre planète, nous sommes à l'origine de cette crise climatique, nous devons y apporter une solution", a affirmé le septuagénaire portugais, devant un parterre d'une soixantaine de chefs d'État et de gouvernement venus réaffirmer leur engagement climatique, voire le renforcer. A ses yeux, limiter le réchauffement à 1,5°C d'ici la fin du siècle est encore possible. Cet objectif doit passer selon lui par une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 45% d'ici 2030 et la neutralité carbone d'ici 2050, mais aussi par une reconstitution du Fonds climat. A New York depuis quelques semaines, la jeune suédoise Greta Thunberg, devenue à 16 ans l'une des voix les plus écoutées mais aussi controversées dans le débat climatique, s'est montrée très émue lors de son intervention. "Vous m'avez dérobé les rêves de mon enfance avec vos paroles sans sens, et encore, je suis une des plus chanceuses. Nous sommes au début d'une extinction de masse et vous ne parlez que d'argent et de croissance économique perpétuelle", a-t-elle lancé. La jeune fille a appelé à écouter les scientifiques "qui nous disent clairement depuis 30 ans" qu'il faut agir. "Si vous comprenez cela et que vous refusez d'agir, alors vous êtes maléfiques et ça, je refuse de le croire", a-t-elle dit aux dirigeants, leur demandant comment on peut "prétendre que cette crise peut être résolue par de simples solutions techniques". "Les jeunes commencent à comprendre que vous les avez trahis. Si vous décidez d'échouer, nous ne vous le pardonnerons jamais". Une soixantaine de chefs d'État et de gouvernement sont appelés ce lundi à la tribune de l'ONU pour prendre de nouveaux engagements climatiques. Plusieurs manquent à l'appel, comme les présidents américain Donald Trump et brésilien Jair Bolsonaro. La Chine et les pays de l'Union européenne seront en revanche bien représentés. Le Premier ministre Charles Michel doit intervenir vers 21h30 (heure belge). (Belga)

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