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Le face-à-face s'envenime entre l'actrice porno Stormy Daniels et l'avocat de Trump

Le face-à-face s'envenime entre l'actrice porno Stormy Daniels et l'avocat de Trump
L'actrice porno Stormy Daniels (D) conteste mardi en justice l'accord de confidentialité concernant une liaison supposée avec le président américain Donald Trump (G) en 2006 MANDEL NGAN, Ethan Miller

Le face-à-face s'est tendu vendredi entre Stormy Daniels, l'actrice porno qui dit avoir eu une relation extraconjugale avec Donald Trump, et l'avocat du président américain, Michael Cohen.

L'avocat de Daniels, Michael Avenatti, a déclaré sur plusieurs chaînes de télévision américaines vendredi que sa cliente, dont le vrai nom est Stephanie Clifford, avait fait l'objet de menaces physiques.

Les avocats de Michael Cohen affirment de leur côté dans des documents juridiques que Mme Clifford a enfreint plus de 20 fois un accord de confidentialité signé avec M. Cohen et qu'ils sont en droit de lui réclamer 20 millions de dollars de dommages et intérêts.

Michael Avenatti a laissé entendre que plus de détails seraient révélés dans l'émission "60 minutes" sur CBS qui sera consacrée à l'affaire plus tard ce mois-ci.

La Maison Blanche "condamne quiconque menace un individu, mais je ne suis pas au courant" de ces allégations, a commenté la porte-parole du président Sarah Sanders.

Stormy Daniels a porté plainte la semaine dernière contre Michael Cohen pour faire invalider l'accord de confidentialité qu'elle a signé avec lui quelques jours avant l'élection de novembre 2016 dans le but de lui faire garder le silence sur sa relation intime présumée avec le président américain.

Elle déclare que l'accord n'est pas valide car le milliardaire républicain ne l'a pas signé lui-même.

Dans la plainte, elle dit avoir eu des rapports sexuels avec Donald Trump à partir de juillet 2006, en marge d'un tournoi huppé de golf près du lac Tahoe, une région touristique à cheval entre la Californie et le Nevada, une relation qui aurait duré "une bonne partie de 2007".

A l'époque M. Trump était déjà marié avec son épouse actuelle, Melania.

Vendredi, le camp de Michael Cohen a parallèlement demandé à ce que la plainte de Mme Daniels soit jugée dans un tribunal fédéral et non californien. Dans les documents déposés et consultés par l'AFP, ils affirment que Mme Daniels a enfreint vingt fois l'accord de confidentialité signé, et se disent en droit de demander un million de dollars pour "chacune des violations".

Michael Cohen souhaite également que la star du porno arrête de faire de la publicité à l'affaire.

- Intimidations -

"Mme Clifford a expressément accepté dans l'accord amiable que des dommages et intérêts s'élèveraient à 1 million de dollars par violation du contrat de confidentialité. Par conséquent, Essential Consultant (la société utilisée par M. Cohen pour cette transaction) (...) a le droit de demander le règlement de dommages et intérêts pour un montant" qui devrait "dépasser 20 millions de dollars".

"Le fait qu'un président en exercice demande plus de 20 millions de dollars en +dommages et intérêts+ bidons à un citoyen privé, qui essaie seulement de dire au public ce qui s'est vraiment passé, est incroyable. Nous ne laisserons pas tomber et ne nous laisserons pas intimider", a réagi sur Twitter Michael Avenatti, qualifiant "d'intimidation" les propos des avocats de Michael Cohen.

Une date d'audience est pour l'instant fixée au 12 juillet au tribunal californien de Los Angeles pour examiner la demande d'invalidation de l'accord déposée par Stephanie Clifford.

Le président a démenti fermement l'existence d'une relation intime avec l'ex-actrice porno de 38 ans, qui a déjà proposé de rembourser les 130.000 dollars touchés en 2016 en échange de son silence.

M. Cohen a admis avoir versé cette somme en précisant avoir puisé dans ses fonds personnels, mais sans expliquer les raisons de ce paiement.

M. Avenatti a aussi déclaré sur CNN vendredi que six autres femmes affirment avoir eu des liaisons avec le magnat de l'immobilier dont certaines auraient aussi signé des clauses de confidentialité.

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